
7 septembre 2010 par
Après tout, Dieu est amour. Les catholiques qui houspillent les personnes homosexuelles, sont-ils fidèles à la loi de la charité ? La question s’est posée ces derniers mois avec les Kiss-In, manifestations gays avec baisers publics, sur le parvis de nos cathédrales.
Par David Hockley
Katia, 17 ans
La présence médiatique a amplifié les méfaits de la provocation. Les contre-manifestations ont décuplé l’agressivité ambiante. L’intelligence et la subtilité du message de l’Église se sont perdues dans le brouhaha des affrontements. Le Christ a pour nous une demande délicate. En anglais, on dit :
« Hate the sin, love the sinner. » Il s’agit d’une part, de rejeter violemment le péché et d’autre part, d’accueillir tendrement le pécheur. La tache est ardue : j’ai tendance à faire exactement l’inverse.
Oui, mais, comment me situer quand le sujet vire à la polémique, s’emballe et que la provocation coupe court à toute réflexion raisonnable et dépassionnée ?
Rappelons-nous l’attitude fondamentale des disciples du Christ. Plutôt que de s’obnubiler du péché des autres, si je me souciais plutôt du mien ? La sexualité est une merveille, un don total, et une participation mystérieuse à la force créatrice de Dieu d’où peuvent jaillir des personnes. Et mystérieusement encore, Dieu choisit de continuer à nous utiliser pour aider ces personnes à devenir qui ils sont appelés à être.
Tout ce qui refuse ce plan est une même offense : masturbation, pornographie, relations sexuelles en dehors du mariage, contraception, homosexualité… Même combat, même refus de Dieu. L’objection contre l’acte homosexuel n’est qu’une petite partie de la morale chrétienne sexuelle. Il serait par exemple hypocrite de vivre en concubinage et de fustiger les homosexuels, parce que les deux situations sont en-deçà de la beauté de ce que Dieu a prévu pour nous.
Mais Jésus m’accueille et me fait miséricorde, moi qui (tout hétéro que je suis) tombe lamentablement, moi dont le comportement n’est pas toujours digne d’un enfant de Dieu. Jésus m’aime, moi qui suis vraiment un pauvre type.
Difficile alors de ne pas vouloir à mon tour partager la miséricorde de Dieu et les bras ouverts de l’Église à d’autres qui eux aussi sont pécheurs.
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9 juin 2010 par
J’ai un cousin évangélique. Je ne sais pas trop comment lui parler de ma foi catholique sans me brouiller avec lui ? Jérémy, 18 ans.
Les protestants sont nos frères séparés, et il relève de notre responsabilité de chrétiens d’apprendre à mieux les connaître et les aimer : « À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jean 13, 35)
Ma famille (terrestre) connaît la même séparation : je suis le seul catholique parmi des protestants.
C’est déjà une souffrance pour moi de ne pas pouvoir pleinement partager ce que je vis, alors j’imagine combien plus nos divisions peuvent déchirer le coeur de Dieu !
Concrètement, comment peut-on travailler à la réconciliation ? Voici ce que j’essaie de faire avec ma famille et mes amis évangéliques :
1. J’essaie d’être un vrai ami – le but n’est pas de les convertir ;
2. Je partage avec eux ce que je vis avec Dieu, l’impact de ma décision de suivre Jésus sur mon quotidien ; cette décision (qu’il nous appartient en tant que catholiques de prendre tous les jours) est pour les évangéliques la condition nécessaire du salut, ce qu’ils appellent être “né de nouveau” ;
3. La facilité, avec des protestants, serait de ne vivre ensemble que les choses sur lesquelles tous sont à l’aise – mais on ne peut se comprendre en cachant nos différences ;
4. Quand des divergences affleurent, sur les sacrements notamment, j’essaie d’expliquer ce que je crois à partir de la Bible.
En effet, pour déterminer si une chose est vraie, les évangéliques se demandent toujours : « Est-ce que c’est biblique ? »
5. Attention ! La prière que nous adressons à Marie est pour les évangéliques une abomination.
Ils considèrent que nous nous adressons à une personne morte, ce qui serait de la nécromancie.
Mon père pasteur s’est effondré en larmes quand j’ai dit que je priais Marie. Par charité pour les protestants, évitez les prières à Marie (à voix haute) en leur présence avant qu’ils n’aient compris que ce n’est pas l’abomination qu’ils imaginent.
En France, beaucoup d’évangéliques sont d’anciens catholiques qui n’ont pas rencontré Dieu personnellement dans leur paroisse ou dans l’Église.
Ils n’imaginent donc pas qu’on puisse mener une vraie vie de foi dans l’Église catholique. La vision qu’ils ont de notre Église me rend triste.
Je me réjouis en revanche que Dieu ait trouvé un moyen de les rejoindre malgré notre pauvreté.
DAVID HOCKLEY
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10 mars 2010 par
Je ne sais pas si vous êtes comme moi. Personnellement, il me faut une bonne quarantaine de jours pour choisir un effort de carême de sorte qu’à l’approche de Pâques, je suis “enfin” décidé à ne pas manger de chocolat. Ça a le mérite de m’éviter des crises de foie...
La question de Pierre, 17 ans
Pour une fois, j’ai voulu m’y prendre un peu en avance. Cette année, c’est décidé. Je fais un carême écolo. Mon effort ? Je trie ma vie !
• Je trie ce que j’ai
J’ai entassé tout un tas de choses inutiles. Certaines m’ont déjà servi, d’autres jamais. À présent, elles m’encombrent. Alors elles vont partir pour la brocante de la paroisse. Ou à une association qui s’occupera de les donner à quelqu’un qui en a besoin. Voire à la benne. Ça va faire de la place !
• Je trie ce que fais
De la même façon, je suis encombré d’une foule d’activités qui s’entassent dans mon quotidien. Ce ne sont pas forcément des mauvaises choses, mais tout n’est pas non plus utile. En passant moins de temps à surfer sur Internet, à chatter sur MSN ou à jouer au jeu vidéo du moment (“Call of Duty” pour ce qui me concerne), j’arriverai peut-être enfin à trouver un peu de temps pour prier tous les jours.
• Je trie ce que je consomme
Dans ce que je lis, dans ce que je vois à l’écran, dans ce à quoi je joue... il y a plein de bonnes choses. Mais aussi des choses qui prennent de la place dans mon ima- gination et qui m’empêchent de faire la part belle à ce que Dieu veut pour moi.
Pascal disait qu’il y a un trou au fond de chaque homme en forme de Dieu. Personnellement, j’ai tendance à essayer de remplir ce trou avec tout ce qui passe : avec des choses que j’achète, avec des activités, avec de la nourriture. Le carême, c’est l’occasion de vider ce trou – ce qui peut être pénible et même douloureux, parce qu’il n’y a pas que la nature qui a horreur du vide. Mais comme dit mon épouse, je dois laisser mon appétit d’éternité et ma soif d’infini se dilater au lieu de leur fer- mer le caquet avec un muffin.
Si je ne fais pas le vide, Dieu ne peut pas prendre sa place. Je ne peux pas accueillir la vraie Vie si mon seul but est « la belle vie ».
DAVID HOCKLEY
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5 juillet 2006 2006 par
Apparus aux États-Unis à la fin des années 90, les blogs ont envahi la “toile” avec une surprenante rapidité. Devenus l’objet de prédilection des adolescents (plusieurs millions de blogs sur skyblog), ils modifient le rapport à la communication et estompent les limites entre espace privé et espace public. Quelques règles s’imposent pour une utilisation citoyenne de ce nouveau moyen d’expression.
Par Marie-Jo Gacek
Langage de pro !
Le mot blog est né de la contraction de « web blog » signifiant « carnet de bord Web ». Le blog est un site Web personnel, composé essentiellement d’actualités (ou billets) publiés selon un ordre antehronologique (primauté accordée aux notes les plus récentes sur la page d’accueil du site). Bloguer ne requiert aucune connaissance technique puisque des sociétés telles que skyblog, Over-blog, Slaceblog... pour les plus connues, proposent aujourd’hui un système de gestion de contenu. Rien de plus facile donc que de créer son blog et de faire partie de la blogosphère francophone (ensemble des blogs et de leurs communautés) pour être branché.
À quoi sert de bloguer ?
Journaux intimes pour certains, documentaires pour d’autres, le concept de blog s’est diversifié et l’on en trouve aujourd’hui de toutes natures. Sa spécificité cependant repose sur une nouvelle forme d’expression publique. Le blog déverrouille la communication. Être lu par le plus grand nombre n’est plus réservé à des professionnels tels que les journalistes ou à des personnalités comme les stars ou les hommes politiques. On publie sur son blog des photos personnelles aussi bien que des thèses de doctorat. On exprime des opinions multiples, on débat sur des thèmes variés, on partage ses passions, on se dévoile. "Je n’aimerais pas parler de moi sur un blog" précise Marion 15 ans, "mais j’adore découvrir les blogs des autres. C’est un passe-temps". Le blog rend ainsi plus flou les limites entre le domaine privé et le domaine public, entre le familier et l’inconnu. Les points de repères s’estompent favorisant le sentiment qu’aujourd’hui il n’y a plus rien à cacher et que tout peut se montrer et se voir.
"Préserver sa liberté et celle d’autrui" Le blog offre un espace de liberté d’expression fabuleux mais il est nécessaire d’apprendre à le gérer d’une manière intelligente et respectueuse d’autrui. L’espace informatique ne doit en aucun cas être perçu comme un lieu de non-droit, c’est-à-dire un lieu où les règles de la vie en société ne s’appliquent pas. Les blogs comme tout espace public de diffusion posent la question du respect de l’individu et de sa vie privée. La diffamation y est interdite ainsi que toutes formes de violence. L’intimité (qu’il s’agisse de la nôtre ou de celle des autres) doit être préservée et n’a pas sa place à l’intérieur d’un espace public quel qu’il soit. La véritable liberté d’expression ne réside pas dans le fait de tout dire et de tout montrer mais dans notre capacité à garantir, grâce à une certaine pudeur, un espace de liberté propre à chacun, permettant l’émergence d’une expression riche et féconde.
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Pour aller plus loin
Blog story, par Cyril Fievet et Emily Turretini, Ed. Eyrolles.
Blogs : créez et partagez votre journal personnel sur Internet, par Pierre-Emmanuel Muller, Ed. Micro Application.
Créez votre blog... C’est si facile, par Stéphane Colombat, Ed Dunod.
2 février 2006 2006 par
Alors que le pantalon n’en finit pas de glisser sur les baskets, le string quant à lui prend de la hauteur et s’affiche (parfois) effrontément sur les hanches, dévoilant des formes jusque-là cachées. Apprécié par certaines ados, boudé par d’autres, il fait parler de lui et instaure un nouveau rapport au corps qu’il convient de décrypter.
Marie-Jo Gacek
Une mode très provoc’ Depuis les années 80, le string ne cesse de faire son numéro. Adulé par les stars et le monde de la mode, présent dans les vidéo-clips, vanté par les pubs, il devient le sous-vêtement incontournable qu’il faut porter à tout prix pour être "tendance". Il fait partie de cette mode vestimentaire provocante que nous propose la société actuelle. Pour nous donner envie de le porter, la pub associe le string à l’image de la fille très belle, séduisante et libre qui se sent bien dans son corps et dans sa tête. "Je trouve cela très pratique", souligne Marine, 15 ans, "parce qu’on ne voit pas les marques sous le pantalon moulant mais je n’en porte pas. Par contre quand il sort du pantalon, je trouve ça révoltant et excessif".
Plaire à tout prix La question essentielle n’est pas : faut-il mettre un string ou pas ? Mais plutôt : pourquoi le string est-il sur le devant de la scène aujourd’hui et que révèle-t-il du rapport au corps ? "Moi, je pense que c’est un objet de séduction", explique Anne, 16 ans. "Les filles en portent aujourd’hui parce que c’est la mode. Celles qui le montrent veulent provoquer. Un sous-vêtement, c’est personnel". Il est certain que le string possède un côté "hyper sexy" non négligeable. Nous sommes dans une société très narcissique c’est-à-dire que le désir de séduire, de ressembler à un top model ou à une actrice est primordial et il est difficile d’y échapper. Le port du string participe à ce désir conscient (ou inconscient) de plaire à tout prix, même si l’on ne parle que de son côté pratique et esthétique sous les pantalons moulants !

Un corps érotisé Le string (qu’il soit caché ou exhibé) dénude une partie du corps qui dans notre société occidentale est souvent chargée de représentations sexuelles. Il propose une expression du corps très érotisée, c’est-à-dire une image qui peut susciter du désir chez le garçon. D’ailleurs, lorsque ces derniers discutent sur le Net en forum, ils n’hésitent pas à exprimer ce qu’ils ressentent en voyant un string dépasser d’un baggy. "On n’a plus la tête à suivre le cours", souligne Alex, un garçon de 16 ans, "on a envie de faire autre chose parce qu’on ressent des choses très fortes dans notre corps".
Qui suis-je ? Et nous les filles, avons-nous la même représentation de notre corps et les mêmes sensations avec ou sans le string ? Éléonore, 14 ans, souligne que "mettre un string, ce n’est pas la même chose que porter un slip. Je me sens différente et parfois un peu mal à l’aise". Le malaise d’Éléonore est dû au fait que son corps habillé d’un string, lui renvoie une image de femme qu’elle ne peut encore assumer psychiquement (c’est-à-dire dans ses représentations mentales). Ce décalage est souvent perturbant. En effet, au cours de notre développement, l’idée que nous avons de notre corps évolue en même temps que se modifient notre intellect et notre psychisme. C’est ce qui participe à la construction de l’identité (c’est-à-dire être soi et pas une autre), de l’estime de soi (s’aimer telle que l’on est) et plus tard qui permet la réalisation d’une véritable sexualité.
Soyons donc attentives à l’évolution de notre corps, à ce qu’il évoque pour l’autre et optons pour une mode qui nous corresponde !
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3 février 2006 2006 par
Tapi dans les fougères, l’elfe observait la silhouette trapue du nain. Bien décidé à faire disparaître cette créature hirsute de la surface de la terre, Genwitän banda son arc... Nous voici plongés dans l’univers étrange du jeu de rôle très apprécié des adolescents et jeunes adultes. Un passe-temps sympathique à savourer. Cependant avec une certaine modération.
Marie-Jo Gacek
On peut considérer que le jeu de rôle (JDR) a été créé par Jacob Levy Moreno, psychosociologue américain d’origine roumaine (1892-1974). Épris de théâtre, il crée le « théâtre impromptu » où chaque acteur doit improviser son rôle. Pour favoriser l’expression personnelle et la spontanéité de chacun, il met en œuvre diverses pratiques théâtrales dont le psychodrame et les jeux de rôle.
« Je » est un autre. Les JDR se déclinent de multiples façons et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. On peut cependant les répartir en 3 catégories : les JDR sur papier, ceux sur PC/console et les JDR sur Internet. "Un JDR" souligne Nicolas, jeune "rôliste" de 25 ans, "est un jeu dans lequel on incarne un personnage évoluant dans un univers particulier. Ces mondes sont multiples et il serait fastidieux de tous les nommer. Il peut s’agir d’univers fantastiques, futuristes, post-apocalyptiques... ou parfois même réels. Cette liste bien évidemment n’est pas exhaustive. Sous la houlette d’un maître de jeu, qui est à la fois conteur, guide et acteur, le joueur va faire évoluer son personnage dans des scénarii dont la complexité ou la longueur varient d’un JDR à l’autre. Généralement, l’objectif d’un JDR consiste à résoudre une énigme, achever une quête... Les personnages ayant une marge de manœuvre assez large."
"Ce qui est génial dans un JDR, indique Éric, 16 ans, c’est la liberté. Grâce au RP (Role play), tu as la possibilité de rentrer dans un rôle et d’offrir une personnalité à ton personnage". Se glisser dans la peau d’un autre ouvre le royaume de l’imaginaire et de la créativité. Cependant, il est important de faire la part des choses et de ne pas abandonner la réalité (et parfois ses difficultés) pour se réfugier, à l’aide d’un personnage fictif, dans un monde virtuel affranchi des contraintes quotidiennes. Devenir « accro » de l’écran pour fuir une réalité parfois trop angoissante n’arrive pas qu’aux autres. « Pendant mes premières années de JDR" relate Nicolas, "mes amis et moi passions nos journées à ça. C’était un vrai palliatif au monde extérieur. Avec le recul, ça fait peur. Et si on est un peu fragile, ça devient rapidement une sorte de drogue". Les jeux en réseaux (interactifs/temps réel) peuvent être plus dangereux que les jeux au coup par coup car ils nécessitent la présence du joueur devant son écran en permanence et ce jusqu’à la fin de la partie. D’où les rencontres nocturnes interminables entre potes qui inquiètent de nombreux parents à juste titre. En effet, bien qu’ils soient plusieurs à jouer, la communication réelle est pratiquement exclue, chacun se retrouvant face à sa bécane, isolé du monde. Savoir doser son temps devant l’écran garantit une "liberté psychique" essentielle aujourd’hui !
"Il existe un nombre incalculable de JDR" relate Nicolas, "plus ou moins violents ou choquants. Pour s’y retrouver, le plus simple est souvent de s’adresser à des vendeurs dans les boutiques spécialisées. Ils conseilleront au mieux les nouveaux joueurs et maîtres du jeu". Dans tous les cas, la lecture du récit réalisé par le maître des jeux ainsi que les règles imposées par ce dernier peuvent être un bon indicatif de la qualité du JDR.
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À découvrir sur Internet :
LoO (Legends of Olympia) : Un JDR sur fond de mythologie grecque et de monde fantastique.
http://www.legends-of-olympia.net/
Boutiques spécialisées :
Fireball, 3 rue Monsieur le Prince, 75006 PARIS
28 février 2006 2006 par
Rythmes d’enfer, décibels saturés, lumières saccadées... Ce soir, on s’éclate ! Le DJ connaît son affaire et la musique puissante, répétitive invite à déconnecter... Et si ces rythmes violents véhiculaient des idéologies sulfureuses et morbides pouvant entraver notre liberté ?
Étymologiquement, le terme diable, vient du grec diabolos qui peut être traduit par diviseur ou calomniateur. Cette notion de diable est quasi universelle. Dans la tradition catholique, Satan est un ange déchu devenu prince et maître des enfers. De tout temps, cette créature à la fois fourbe, séductrice et rebelle a fasciné les foules. La nouveauté depuis quelques décennies vient du fait que le phénomène "Satan" (et ses dérivés) est devenu très "tendance" et qu’il séduit de nombreux jeunes. Son côté marginal, rebelle et très "provoc’" plaît aux ados en quête d’identité à un âge où les repères sont flous.
Le satanisme a flirté avec le rock tout au long de l’histoire. Aleister Crowley, gourou de la secte de l’Ordre du Temple d’Orient, a été lancé dans les milieux du rock anglais par des groupes et des chanteurs tels que les Beatles, les Rolling Stones, David Bowie et Sting. Rapidement, le rock donne naissance à diverses tendances musicales plus ou moins musclées telles que hard rock, heavy metal, black metal, death metal... Certes, toutes ces musiques ne sont pas sataniques. Certaines, cependant, développent des thèmes exprimant sans retenue des forces chaotiques et frénétiques. Violence, sexe, transgression, révolte, drogue... nourrissent de nombreux textes. Les références au démon sont multiples et l’imagerie typique. Ossements divers, croix renversées, chiffre de la Bête (666)... se retrouvent sur les vêtements de scène ou en décoration des sites web. Marylin Manson, d’ailleurs, ne cache pas ses accointances avec le satanisme ! Certains s’en amusent et indiquent que le côté sulfureux est là pour faire "fun". D’autres, dont des ados, pressentent que cette musique n’est pas anodine et peut influer sur le comportement.

"J’écoutais du black metal “à donf” pendant des heures, indique Sébastien, 17 ans. Peu à peu, j’ai eu l’impression de ne plus m’appartenir. Je me sentais mal, déconnecté du réel. J’ai eu des pensées suicidaires et j’ai dû aller consulter un spécialiste."
Le rock est une musique bâtie sur le rythme caractérisé par le beat, c’est-à-dire une répétition incessante de pulsations combinées avec des rythmes syncopés assurés par le batteur et la guitare basse. D’après Monseigneur Balducci, auteur du livre Adorateurs du diable : "Ces différents rythmes de rock reproduisent ceux utilisés par les sorciers des tribus africaines et des milieux vaudous pour exaspérer le système nerveux et même paralyser le processus mental de la conscience". Ce phénomène "hypnotique" peut être intensifié par la puissance du son, les éclairages spéciaux et divers messages subliminaux perçus par le subconscient. Mais il est évident qu’un message négatif transmis par un CD ne peut pas en soi inciter à la violence ou à tuer. Cependant, écouté à haute dose et associé à un sentiment de mal-être très souvent présent à l’adolescence, il peut produire des effets dévastateurs.
La vigilance s’impose donc dans le choix des groupes de rock. N’hésitez pas, avant d’acheter un CD, à vous documenter sur le groupe pour connaître l’idéologie qu’il véhicule et le message qu’il transmet. Si vous êtes un passionné de rock en tout genre, apprenez à l’écouter en alternance avec d’autres mélodies plus soft. N’hésitez pas à dialoguer sur ce sujet avec vos parents et amis. C’est ainsi que vous développerez votre sens critique et que vous serez à même de refuser tout ce qui encourage la culture de mort et la déshumanisation de l’individu, transmises par le satanisme.
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Pour aller plus loin, Père Benoît Domergue, Culture Jeune et ésotérisme, vers une dérive antichristique de la culture des jeunes ?
2005. Préface du Fr. J.-M. Garrigues. Éditions Bénédictines.
29 mai 2006 2006 par
De "Loft Story" à "la Ferme Célébrités", la télé-réalité a envahi le petit écran. Instaurant une relation nouvelle entre acteurs et téléspectateurs basée sur le voyeurisme et l’exhibitionnisme, elle impose également sans limite sa morale personnelle.
Tout a commencé par une expérience scientifique dans le désert de l’Arizona (Biosphère 2). Huit personnes s’enferment durant deux ans dans une immense serre pour tenter de recréer un écosystème viable. Leur vie est retransmise quotidiennement par les médias. En 1996, John de Mol crée à partir de cette expérience, un concept qui donnera naissance à l’émission Big Brother. Depuis lors, ce modèle a été exporté dans de nombreux pays et inauguré en France en avril 2001 sur M6 sous le nom de Loft Story.
Le principe de cette émission était simple : de jeunes volontaires coupés du monde extérieur pendant douze semaines étaient filmés et écoutés 24 heures sur 24 dans une maison préfabriquée grâce à vingt-six caméras et cinquante micros. Après diverses éliminations, les deux vainqueurs étaient censés former un couple, devenir célèbre et gagner beaucoup d’argent. Depuis son succès, le concept de Loft Story s’est décliné à l’infini sur nos chaînes, proposant insidieusement un nouveau rôle au téléspectateur : celui de voyeur. En effet, la télé-réalité permet au spectateur de plonger dans l’intimité de personnes inconnues qui ont abandonné toute pudeur, dans le but d’obtenir rapidement la gloire. "Il y a un côté malsain" relate Guillaume. "Tout est fait pour exciter notre côté voyeur". En effet, la possibilité "de tout montrer et de tout voir sans limite" efface le respect de l’espace de chacun au profit de l’appropriation d’autrui. Les candidats des émissions de télé-réalité ne sont pas sélectionnés sur leurs compétences mais sur leur naturel. Ils sont choisis pour leur physique et leur "forte" personnalité. Les castings éliminent les discrets, les polis au profit des exhibitionnistes et des contestataires. Nous sommes ainsi plongés dans une réalité fabriquée de toutes pièces. Le but du jeu est d’offrir du spectacle, c’est pourquoi la production aiguise les conflits et exacerbe les émotions pour que grimpe l’audimat ! La télé-réalité ne rend pas compte de la complexité de la réalité, elle la simplifie à outrance et la représente à sa manière. "Tout est joué d’avance" précise Lorène "C’est de la télé juste bonne à abrutir le téléspectateur en l’assommant de pub au passage. Pendant ce temps, il ne pense pas à autre chose. Cela me fait penser aux jeux du cirque".
Sous couvert d’amusement, les règles de la télé-réalité sont claires : il faut s’imposer, dominer, afin d’être le dernier survivant et accéder ainsi à la notoriété. L’expérience fait appel non pas aux valeurs et aux sentiments nobles mais à l’instinct de survie. La télé-réalité, subrepticement fait peu à peu l’apologie d’une morale qu’elle a construite de toutes pièces. Il semble donc important de décrypter les messages qu’elle véhicule pour ne pas intérioriser inconsciemment sa logique marchande toute puissante.

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30 mai 2006 2006 par
L’entrée dans l’adolescence coïncide souvent avec les premiers émois amoureux. Le corps en pleine transformation connaît de fortes turbulences et l’attirance pour le sexe opposé devient plus prononcée. Commence alors la fabuleuse exploration du « différent » qui aboutira à la découverte de l’amour vrai. Une aventure extraordinaire !
par Marie-Jo Gacek
Garçons et filles sont différents, en tout premier lieu dans leur corps. Pilosité, voix, seins... témoignent de cette différence originelle entre l’homme et la femme. De cette différence jaillit une attirance physique très forte portée par une pulsion d’une fabuleuse intensité. Ce puissant besoin physique, cette envie irrépressible du corps de l’autre est ce qu’on appelle l’envie sexuelle. Cette inclinaison prend sa source dans le désir inconscient de tout être humain à transmettre la vie en vue de la continuation de l’espèce. C’est l’aspect dynamique de la sexualité. Mais le besoin physique ne suffit pas et l’attrait est aussi fait de désir qui lui-même est invité à devenir amour.
Si le garçon et la fille sont différents corporellement, ils le sont aussi psychologiquement. À l’adolescence, le désir de rencontrer l’autre ne se fait pas selon les mêmes modalités et cet écart se révèle source de nombreux malentendus. La dimension affective est essentielle pour la fille. Tendresse et amour sont indissociables. Le garçon quant à lui, bien souvent attiré par la perfection d’un corps aime voir et toucher. Il peut ainsi confondre plus facilement désir d’un corps et véritable affection. D’autre part, son premier amour n’est pas exclusif et il adore retrouver ses copains pour une superbe partie de foot ou un jeu de rôle en réseau ! Question communication, les écueils sont également nombreux. Alors que la fille est en attente d’un compliment ou d’un "je t’aime", le garçon bien souvent en manque d’imagination, agit plus qu’il ne dit, décevant régulièrement l’élue de son cœur.
Mais alors comment se rencontrer et s’aimer ? Le temps est primordial dans la découverte de l’autre car il mène, à travers différentes étapes "affectives", vers l’amour véritable. La maturation du corps à l’adolescence nous ouvre les voies du désir charnel et il est fréquent que le jeune confonde attirance physique et amour authentique. Peut-on alors donner uniquement son corps et pas son cœur ? Le corps n’est pas un simple objet dont on peut disposer à sa guise. Il est l’incarnation d’une personne : il est le lieu où naissent et se manifestent nos désirs, nos sensations et nos émotions. C’est une contrée où peut également s’exprimer notre liberté. Découvrir de nouvelles sensations mais savoir les maîtriser pour attendre l’adéquation entre celles-ci et une certaine maturité psychique participe de cette liberté. Car aimer réellement est bien autre chose que l’envie d’un corps ou le désir de l’autre. Aimer nécessite la mise en place de l’oblativité, c’est-à-dire la réalisation du passage de l’amour qui "prend" à l’amour qui "donne", ouvrant ainsi à la richesse du don et du partage.

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Bibliographie :
Découvrons l’amour par Denis Sonet - Éditions Droguet et Ardant
La sexualité...Tout simplement, par Luc Crépy et Marie-Noëlle Fabre - Éditions de l’Atelier.
30 août 2006 2006 par
Une jeune fille sur cent développe une anorexie mentale au cours de son adolescence. Silhouettes filiformes au teint diaphane, ces ados, souvent hyperactives, expriment ainsi leurs nombreuses difficultés pour accéder à l’autonomie et exister par elles-mêmes.
L’adolescence est déterminée par la puberté qui est une période de grande transformation physique mais également psychologique au cours de laquelle le garçon comme la fille vont vivre une profonde métamorphose. Cette mutation entraîne bien souvent de nombreuses angoisses chez l’adolescent parce qu’il devient étranger à lui-même et aux autres. D’autre part, le besoin d’autonomie, nécessaire à cette époque mais difficile à acquérir, est un facteur de vulnérabilité. Il peut entraîner parfois des troubles du comportement tels que l’anorexie. « J’avais changé et je détestais mon corps », souligne Laetitia, 18 ans. « Je me sentais laide, déprimée, alors j’ai décidé de maigrir. Quelques mois plus tard, je pesais 36 kg, je perdais mes cheveux et je n’avais plus aucune force. J’étais devenue anorexique. »
Les « maux » pour le dire
L’anorexie, qui existait déjà dans l’antiquité gréco-romaine, vient du grec anoreksia signifiant “sans désir, sans appétit”. Elle consiste en une lutte acharnée contre la faim jusqu’à ce que mort s’ensuive si rien ne vient arrêter le processus. Elle touche souvent des adolescentes brillantes intellectuellement, qui tout à coup se mettent à maigrir de façon spectaculaire. “J’avais 16 ans, explique Eléonore, et mes copines se moquaient de mes quelques kilos superflus. Je me sentais mal dans ma peau, alors j’ai décidé de faire un régime. Et puis ça arrive comme ça. Le sentiment de toujours pouvoir en faire plus, c’est-à-dire de manger toujours moins. On a l’impression d’une puissance intérieure qui grandit alors que toutes nos forces physiques déclinent.” L’adolescente, en effet, est prise dans un processus qu’elle ne contrôle pas et qui peut avoir d’importantes conséquences psychologiques car il agit comme une véritable drogue. Il est donc primordial de consulter un spécialiste dès la venue de signes précurseurs. “Grâce à une hospitalisation et un suivi thérapeutique, poursuit Eléonore, j’ai pris conscience de mon état et du rapport que j’entretenais avec mon corps.”
Disparaître pour « être »
L’anorexie ne relève pas d’une cause unique. Elle est la résultante de facteurs à la fois biologiques, psychologiques et environnementaux. La société actuelle valorise à outrance la minceur ainsi que la maîtrise du corps. Les jeunes filles, perturbées par leurs modifications corporelles sont très sensibles à ce genre de message. D’autre part, il est parfois difficile de faire le deuil de son corps d’enfant et d’accepter un corps sexué porteur d’une nouvelle identité. La jeune fille anorexique, en refusant de nourrir son corps, tente de maîtriser celui-ci et s’écarte du plaisir alimentaire, ainsi que de tout autre plaisir.
Enfin, au moment de la difficile accession à l’autonomie, l’anorexie est une tentative de lutte contre diverses formes de dépendance. L’anorexie n’est donc pas une tentative pour disparaître, mais plutôt une recherche désespérée d’exister par et pour soi-même.

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Pour aller plus loin Devenir anorexique, par Muriel Darmon, La Découverte, 2003.
2 octobre 2006 2006 par
Tristesse récurrente, sentiment de vide, souffrance intense peuvent parfois générer chez l’adolescent une concentration d’idées noires. Il arrive alors que le suicide leur semble la meilleure solution pour mettre fin à cette profonde détresse.
Depuis la deuxième moitié du XXe siècle, un phénomène inquiétant se développe au sein des sociétés occidentales : celui du suicide chez les moins de 25 ans. Mille jeunes de 15 à 24 ans meurent en France chaque année par suicide et l’on recense 40 000 tentatives de suicide (TS) annuelles. Chez les garçons, "l’envie d’en finir" passe le plus souvent par la réalisation d’actes violents entraînant parfois la mort (trois garçons pour une fille). Les tentatives de suicide quant à elles, sont un geste aux trois quarts féminin, dont l’origine se situe plus dans une recherche d’échappement que dans un besoin de destruction. "Tout était trop difficile, souligne Ariane, 16 ans. Mes parents se disputaient sans cesse, j’étais nulle à l’école, je n’intéressais personne… alors j’ai avalé des tas de médicaments. Je voulais juste dormir et tout oublier."
Les problèmes familiaux font partie des premières raisons évoquées par les adolescents suicidaires. La présence de conflits parentaux et conjugaux, d’un climat de violence, etc, peuvent être à l’origine d’une décision tragique. La "perte" sous toutes ses formes associée à une vulnérabilité psychique peut être également un élément déclencheur (deuil de l’enfance, peine de cœur, décès…). "J’étais passionnément amoureux, relate Franck 18 ans. Lorsqu’elle m’a annoncé que tout était fini, tout a basculé pour moi. Je ne voulais plus vivre et j’ai décidé d’en finir." La crise d’adolescence avec ses nombreuses turbulences est également un passage très difficile. La "TS" est une façon de se battre contre ce vécu dépressif, tout à fait normal à cette période de la vie, et de l’évacuer. "Je me mettais parfois à flipper méchamment sans savoir pourquoi, se souvient Marine, 15 ans. Après ma "TS", une psychologue m’a aidée à mettre des mots sur mes angoisses et j’ai pu comprendre ce qui se passait."
La tentative de suicide de l’adolescent traduit donc, la plupart du temps, une envie de changement plutôt qu’un désir de mourir. Il est essentiel d’écouter sa souffrance et de l’accueillir. On peut également l’inviter à parler de ses angoisses et de la représentation qu’il se fait de la mort. Si l’adolescent évolue dans un milieu chrétien, l’entourage peut évoquer la mort non comme la fin ultime de toute chose mais plutôt comme un passage vers une autre vie. L’espérance en la résurrection et l’ouverture à plus grand que soi sont des arrimages de grande qualité dans la tourmente pubertaire ! D’autre part, valoriser avec délicatesse les multiples dons de l’adolescent (artistiques, sportifs…), l’inciter à s’ouvrir aux autres en participant à des mouvements divers, ou lui proposer de donner du temps pour une œuvre caritative lui offriront de quoi s’interroger sur le sens qu’il désire donner à sa vie.

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Adolescences et dépressions, par D. Marcelli, Ed. Masson, 1 990. Anti-suicide, manuel d’urgence, par B. Raquin et V. Pechin, Ed. La Table Ronde, 1 984. Suicide Écoute. Tél. : 01 40 44 46 45. S.O.S. Prières (cf. page 4).
1er décembre 2006 2006 par
Arcade sourcilière bordée d’anneaux, aile du nez cloutée, nombril dénudé serti d’une pierre… Depuis quelques années le piercing s’affiche ostensiblement chez les adolescents. Qu’il participe d’une recherche identitaire ou préfigure un nouvel esthétisme, ce marquage à fleur de peau vient dire quelque chose de notre rapport au corps.
Par Marie-Jo Gacek
Le piercing est défini par l’introduction d’un objet dans des ouvertures apportées à certaines parties du corps (sourcil, lèvre, langue, nez…). Son origine est tribale. En effet, dans de nombreuses sociétés primitives, le tatouage, les scarifications ou les bijoux corporels outre leur finalité esthétique, sont liés à des rites de passage et inscrivent l’individu dans un groupe d’appartenance. En occident, ces pratiques sont en vogue depuis l’apparition des punks dans les années 1980. Prônant l’irrespect comme attitude, ils s’opposent à la société en affichant une apparence repoussante très travaillée. Outre leurs coiffures en crête, ils réinventent le piercing, exhibant des épingles à nourrice et des anneaux portés dans le nez, au sourcil et sur les lèvres. Rapidement ce "corps transgressif" fait fureur dans les milieux artistiques. Les stars, comme Madonna, se l’approprient et le transforment en phénomène branché. Quelques années plus tard, le piercing descend dans la rue.
Pour Xavier Pommereau, psychiatre, le piercing est avant tout un moyen pour l’adolescent de s’approprier son corps au moment où les transformations pubertaires et la quête identitaire sont source d’angoisse. Il permettrait donc "de s’emparer de son corps en le différenciant, de lui donner une identité singulière et de satisfaire un besoin d’appartenance à un “corps constitué”". Jean-Thomas, 17 ans, envisage de se faire mettre un anneau à l’arcade sourcilière. "C’est pour me donner un style particulier et être accepté par les autres", précise-t-il. "Si on n’est pas percé, on est hors du groupe et ça craint".
Le sociologue David Le Breton voit dans le piercing une façon d’exprimer son identité mais aussi une nouvelle forme de séduction. "Pour moi, c’est une façon originale de porter un bijou", relate Sophie, 16 ans. "Quand c’est discret, je trouve ça très beau au nez ou au nombril."
D’autres spécialistes, comme la philosophe Michela Marzano, pensent que notre société occidentale entretient un rapport au corps particulier. Au nom du principe de l’autonomie individuelle, chacun peut faire de son corps ce qu’il désire et l’instrumentaliser pour obtenir amour, succès, plaisir… "Moi, je n’apprécie pas cette mode", explique Mélodie, 20 ans. « Marquer son corps c’est le prendre pour un objet. Mon corps est lié à mon être, si je me perçais, j’aurais l’impression d’attaquer ma personne tout entière. »
Il semble essentiel aujourd’hui de s’interroger sur notre rapport au corps. Est-il un simple objet à notre service ou bien favorise-t-il l’expression de notre être dans sa pluralité ? La réflexion s’impose car instrumentaliser son corps, n’est-ce pas chosifier son être et perdre ainsi toute liberté ?

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Signes d’identité, David Le Breton, Éditions Metailie.
Penser le corps, Maria Michela Marzano Parisoli, Éditions PUF.
26 décembre 2006 2006 par
Le manga est une bande dessinée japonaise, qui séduit sans modération un public toujours plus vaste. Actuellement, la France est l’un des plus gros consommateurs de mangas après le Japon et cet engouement invite à réfléchir sur l’évolution de la culture littéraire chez les jeunes.
par Marie-Jo Gacek
Le manga est très ancré dans la culture japonaise et paraît être le dernier avatar d’une longue évolution picturale au pays du soleil levant. En 1814, le peintre Katsushika Hokusai invente le terme manga en accolant deux caractères chinois (man et ga) signifiant littéralement “image dérisoire”. Au début du XXe siècle, le manga prend la forme d’une bande dessinée et devient un phénomène de masse. Après la deuxième guerre mondiale, l’émergence de la culture américaine et la découverte des comics trips (BD humoristiques) influencent largement les auteurs de mangas appelés mangakas. L’un deux, Tezuka Osanu, passionné par Walt Disney, donnera naissance au manga moderne.
Apparu en France dans la revue
Le crie qui tue, le manga a pris son essor dans les années 1990 avec les premières publications de Jacques Glénat (Akira et Dragon Ball). À la télévision Dragon Ball Z, le dessin japonais emblématique du Club Dorothée remporte un succès fabuleux. “Le manga est totalement différent d’une BD classique”, précise Hugo 16 ans. “Il est le plus souvent en noir et blanc, se lit de droite à gauche et possède un nombre de planches très important. Je m’intéresse essentiellement aux mangas d’aventure et de science fiction. J’apprécie les dessins très travaillés et les scénarios”. Les genres de mangas sont divers et variés mais dans les pays francophones, seules trois catégories sont couramment publiées : les shôjo s’adressent aux adolescentes, les shônen aux adolescents et les seinen concernent les adultes.
Entre littérature et cinéma
Les mangas comportent peu de décors et le graphisme général insiste sur le mouvement, reprenant pour ce faire les cadrages du cinéma. Les personnages possèdent des yeux démesurément grands à l’expressivité majorée. Les attitudes et sentiments des personnages comme la colère ou la jalousie sont exacerbées. Les découpages variables et les chevauchements d’images favorisent une atmosphère de confusion voire de violence. “Il y a de l’action et ça se voit”, précise Damien 18 ans. “C’est comme au cinéma. J’aime particulièrement les scènes de combats où l’on découvre les arts martiaux”.
Génération de l’image
La plupart des adolescents d’aujourd’hui, nourris par les séries TV et les jeux vidéo, accrochent avec le manga parce qu’il fait partie de leur culture, marquée par l’omnipotence de l’image. Mais tous ne sont pas séduits. “Les mangas ne m’attirent pas”, relate Mathilde, 21 ans, « alors que j’apprécie certaines BD classiques pour la richesse du texte, la profondeur de l’intrigue et la beauté des dessins ». La littérature, à travers la puissance des mots et leur diversité, nourrit notre imaginaire et favorise une réelle création. La culture de l’image nous impose sa vision des choses et nous rend plus passif. Pour que la découverte des mangas se révèle une aventure culturelle non réductrice mais enrichissante, il paraît essentiel qu’elle s’inscrive au coeur d’une culture littéraire plus large.
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Guide des mangas, Julien Bastide et Anthony Prezman, Bordas 2006. Maria Michela Marzano Parisoli, Éditions PUF. www.manga-sanctuary.com : un des sites les plus complets sur les mangas.
1er février 2007 2007 par
Tablettes de chocolat englouties en un instant, boîtes de conserves et pâtisseries ingurgitées frénétiquement... la boulimie consiste en crises d’excès alimentaires effectuées généralement en cachette et en solitaire. Suivie de vomissements répétés, la crise génère très souvent chez le jeune un sentiment de honte et de dégoût de soi pouvant entraîner des épisodes dépressifs.
La boulimie est un trouble du comportement alimentaire véritablement toxicomaniaque. En effet, le comportement des sujets boulimiques, par le caractère intolérable du “manque” ressenti, s’apparente à celui des alcooliques ou des consommateurs de drogues “dures”. Les Anglo-saxons ont regroupé ces conduites de dépendance sous le terme de conduites d’addiction. La fréquence des crises peut varier d’un ou deux accès par semaine à plus de quinze par jour. « Quelquefois, j’ai des crises plusieurs fois par jour, relate Élodie, 18 ans, boulimique depuis plusieurs mois. Je me goinfre, j’avale tout ce que je trouve, je vomis et puis je recommence. Je n’arrive pas à faire autrement.” La boulimie concerne majoritairement des sujets féminins et débute plus tardi-vement que l’anorexie. Elle commence bien souvent à la fin de l’adolescence et des études secondaires, vers 18-20 ans.
Tout au long de son développement, l’enfant puis plus tard l’adulte, garde enfoui en lui, la “trace” d’une très forte histoire d’amour et de dépendance qui s’est établie entre celle (le plus souvent la mère) qui l’a nourri et s’est occupé de lui. Ce premier lien s’est tissé tout d’abord à travers la nourriture (le sein maternel). C’est pourquoi, au moment de l’adolescence et de la nécessaire accession à l’autonomie, nombre de conflits sont liés à l’absorption de nourriture, cette dernière cristallisant la dépendance à l’égard de la mère et plus largement aux parents nourriciers. “Ma mère me trouve trop grosse, explique Anaëlle, 17 ans, elle n’arrête pas de me dire de faire un régime. Elle me prend la tête avec ça. Alors je n’arrête pas de manger. Parfois, je me relève même la nuit pour m’empiffrer. Quand elle s’en aperçoit, c’est terrible.”
Accéder à l’autonomie et devenir sujet à part entière n’est pas toujours réalisable sans souffrance et sans heurt. Se séparer psychiquement de ceux que l’on aime peut entraîner un sentiment de vide effroyable et une terrible angoisse si l’assurance interne n’est pas suffisante. L’incorporation massive de nourriture chez l’adolescent boulimique s’inscrit alors comme une tentative pour combler ce “manque” insupportable. Le jeune cherche inconsciemment à replonger dans un état de totale complétude et d’abandon, qui lui rappelle sa relation primordiale et sécurisante à la figure maternelle. Bien souvent, une anxiété chronique, une intolérance à la solitude et des épisodes dépressifs sont associés à la boulimie. La vigilance s’impose donc. Un traitement médicamenteux peut se révéler utile en cas de dépression, associé à une psychothérapie. Une approche nutritionnelle et diététique est indispensable également, afin de permettre à l’adolescent de rééquilibrer peu à peu son alimentation.
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Bibliographie :
L’adolescence, par Philippe Jeammet, Éditions Solar.
La boulimie, par Rebecca Shankland
Sortir de l’engrenage, Éditions La Martinière.
28 février 2007 2007 par
La pornographie s’affiche partout. Banalisée, elle impose ses stéréotypes sexuels à de nombreux adolescents. Pourtant, loin de permettre l’accession à une sexualité variée, la pornographie emprisonne l’individu dans des schémas réducteurs, le privant de la richesse de ses fantasmes.
par Marie-Jo Gacek
Comme le précise la philosophe Michela Marzano dans son ouvrage Alice au pays du porno, le terme pornographie signifie selon l’étymologie grecque “unécrit concernant les prostitués”. À partir du XVIIIe siècle, ce mot est utilisé pour indiquer les représentations explicites des organes ou des actes sexuels. Cependant la pornographie va bien au-delà de cette représentation car elle présente l’acte sexuel dans son intégralité en effaçant tout ce qui l’entoure. L’acte sexuel n’y est pas représenté comme le fruit d’une rencontre. “La personne est réduite à son corps et son corps est vécu comme un objet sans intentionnalité”, explique la philosophe. “Il n’est plus qu’une chose interchangeable. Au point que ce n’est plus cette personne que l’on désire mais un corps qu’on veut utiliser afin de jouir.” L’acte sexuel se résume à une performance physique. En caricaturant un certain nombre de comportements sexuels, la pornographie frappe le spectateur en créant en lui une impression forte et durable. Nombre d’adolescents reconnaissent être marqués par les images pornographiques. “Il m’est arrivé de regarder des passages d’un film porno”, confie Gaëlle, 16 ans. “J’ai trouvé cela très violent. J’ai été choquée par certaines images qui m’ont poursuivie longtemps.”
Entre séduction et répulsion
“L’adolescent regarde les images pornographiques comme une anticipation de la sexualité génitale à laquelle il est en train d’accéder et il est porté à leur donner une place excessive”, souligne le psychanalyste Gérard Bonnet dans son ouvrage Défi à la pudeur. “On a visionné une cassette juste pour rigoler”, relate Yannick, 17 ans. “On était en groupe et ça nous a excités.” La pornographie crée chez les jeunes une véritable ambivalence. Ils sont à la fois séduits par ces images, car elles leur procurent des sensations fortes, et bouleversés, parce qu’ils reconnaissent que les scénarios sont violents et fondés sur la domination et la possession. Ils se retrouvent alors dans une impasse, ce qui les amène parfois à séparer totalement l’affectif et le sexuel.
Préserver sa sexualité
Malgré les discours de certains libertaires très “tendance”, la pornographie ne permet pas d’accéder à une sexualité libre etépanouissante. Elle risque même d’appauvrir l’imaginaire sexuel du jeune adolescent. Car la pornographie ne donne pas à voir la sexualité dans sa globalité. Comme l’explique Michela Marzano : “En voulant tout montrer, la pornographie ne fait que déconstruire la sexualité en la vidant de l’intérieur.” La sexualité est une énergie au service de la relation. Elle est faite de mystère, de désir, de peurs et d’attentes mais aussi de manque. Elle sollicite notre personne dans sa totalité car elle est union du corps, du cœur et de l’esprit. Elle fait appel à nos cinq sens mais aussi à notre imaginaire peuplé de fantasmes extraordinaires. Sachons donc la préserver et refusons l’envahissement pornographique que la société nous impose.

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27 avril 2007 2007 par
À cette question, Pierre Desproges répondait : "Oui, mais pas avec n’importe qui !" Cette remarque très pertinente nous invite à réfléchir sur la fonction du rire, le rapport que nous entretenons avec lui et la façon dont l’humour est utilisé aujourd’hui.
Communicatif, involontaire, saugrenu, délirant… "Le rire, comme le soulignait François Rabelais, est le propre de l’homme". Possédant de nombreuses vertus tant physiologiques que psychologiques ou sociales, il apparaît fondamental pour l’être humain et les nombreuses expressions qui lui sont rattachées prouvent son impact sur le corps et l’esprit. On peut rire aux éclats, rire aux larmes, être mort de rire, rire à perdre haleine… Plurivalent et expansif, le rire peut tout à la fois “booster” le système immunitaire, prévenir les maladies cardio-vasculaires, désamorcer une tension violente ou favoriser la communication !
L’humour nécessite des représentations collectives et une culture commune. On épingle bien souvent divers corps de métier ou certaines spécificités (les femmes, les blondes, les prêtres, les Belges…). Il existe également des « humours de métier » qui rassemblent tout autant qu’ils divertissent ceux qui sont visés. Les matheux, par exemple, aiment à souligner « qu’ils se gaussent comme le pivot » ! L’humour permet également de poser un œil critique sur la société. Il est une arme puissante à l’efficacité redoutable. La plume satirique et l’esprit pamphlétaire d’un Voltaire ont égratigné plus sûrement l’autorité royale et le clergé que des propos infamants sans aucune saveur.
Mais alors, peut-on réellement rire de tout ? Restreindre l’humour au niveau thématique semble illusoire, voire dangereux. En effet, cette limite introduit une subjectivité fâcheuse qui indisposera toujours un groupement d’individus ou une communauté. Pourquoi avoir le droit de rire des handicapés, et pas de la Shoah ? Qui peut s’instaurer juge de la gravité “estimée” d’un sujet et limiter l’humour à son encontre ? Soit l’on interdit toute possibilité de rire sur quelque sujet que ce soit, soit l’on tombe à coup sûr dans « l’humoristiquement correct". "À mon avis, on peut rire de tout", commente Fabien, 18 ans. "L’important c’est de savoir quand, où et avec qui on peut rire et de quel sujet. Dans l’humour, l’intelligence et le respect sont essentiels."
Oui. Les limites de l’humour sont celles du respect et de la dignité que l’on doit à tout être humain. Il est donc primordial de faire preuve de discernement, de subtilité et d’intelligence. Pour ce faire, l’humour doit respecter des unités de temps et de lieu. Pour ne pas blesser l’indi-vidu quel qu’il soit, l’humour doit fluctuer au gré des rencontres et de l’espace social afin de se modeler parfaitement aux interlocuteurs. D’autre part, il doit éviter de se confondre avec le sarcasme ou le cynisme utilisés de façon récurrente aujourd’hui dans le monde des médias. L’humour de nombre d’animateurs télé se résume à humilier, stigmatiser et mettre à l’index de pauvres bougres, le public se divertissant de ce lynchage médiatisé. On peut s’interroger sur cette nouvelle forme de rire. Masque-t-elle le manque de finesse d’esprit et de culture générale de ses histrions de l’audio-visuel ou annonce-t-elle la montée en puissance d’une certaine forme de perversité affublée du masque de la dérision ?

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Pour aller plus loin
Dieu est humour - Petit dictionnaire de spiritualité humoristique, Bernard Peyrous et Marie-Ange Pompignoli, Éditions de l’Emmanuel, 2007.
5 juin 2007 2007 par
Il n’est pas beau de mentir ! Rien n’est plus vrai ! Le mensonge est d’une laideur sournoise. Et pourtant, qui peut se vanter de n’avoir jamais proféré un mensonge ? D’ailleurs est-ce possible ? Alors qu’il est déjà si compliqué de ne pas se mentir à soi-même, comment ne pas mentir aux autres ?
Par Marie-Jo Gacek
Le mensonge est l’énoncé délibéré d’un fait contraire à la vérité, ou encore la dissimulation de la vérité. On le présente souvent comme un mal et il semble inacceptable dans une relation humaine libre. Pourtant Claudine Biland, psychologue et auteur du livre Psychologie du menteur, souligne que le mensonge est indispensable pour vivre en société et que s’il n’existait pas, la vie deviendrait infernale ! Mais tous les mensonges se valent-ils et comment les différencier ? Il semblerait que ce soit l’intention du menteur qui puisse être qualifiée de bonne ou mauvaise et qui permette d’élaborer une classification du mensonge.
Le mensonge “pernicieux” a pour but de nuire à autrui. Grave et malsain, il est réprouvé par la morale et va à l’encontre du respect que l’on doit porter à toute personne humaine. Le mensonge “joyeux”, lié à la plaisanterie, est acceptable à condition de savoir le doser. « Je suis un vrai blagueur, mais je sais me limiter », explique Nicolas, 15 ans, « parce qu’à force de raconter des histoires, les autres ne me prennent plus au sérieux et ne me croient plus, même quand je dis la vérité ». Le mensonge « officieux » sert à rendre service à soi ou à autrui. Ici, l’affaire devient délicate. En effet, rien de plus facile que de rendre service à soi aux dépens d’autrui ou de penser aider autrui par le mensonge et l’entraîner dans des maux bien plus grands. Le mensonge ne doit en aucun cas être une solution de facilité, c’est-à-dire le moyen de fuir ses responsabilités. Le « mensonge-fuite » conduit souvent à trahir la confiance qu’on nous accordait. Or la confiance est essentielle dans les rapports humains et principalement les rapports affectifs, notamment pour édifier une relation de couple puis une famille sur des bases solides.
Au moment de l’adolescence, le jeune a besoin d’accéder peu à peu à une véritable autonomie à la fois psychique et physique. Il est essentiel que l’adolescent possède son jardin secret et soit assuré que ses parents ne peuvent avoir accès à ses pensées les plus intimes. La transparence totale n’est pas de mise. Le mensonge peut alors tenir une place importante chez le jeune pour protéger son univers face à ses parents, surtout si ces derniers sont particulièrement intrusifs vis-à-vis de lui. Mais désirer un espace personnel est une chose, ne plus vouloir rendre de comptes et mentir à-tout-va en est une autre.
À chacun donc de trouver un juste équilibre au cœur de la relation. Si les parents doivent assumer de ne pas tout savoir, le jeune doit apprendre à devenir responsable de ses actes. Dans tous les cas, la confiance réciproque est impérative au sein de la famille afin que l’adolescent puisse se confier s’il se retrouve dans une situation difficile ou angoissante. « Quand j’ai dérapé avec la drogue à la suite de mauvaises fréquentations », relate Noémie, 17 ans, « j’ai compris qu’il n’était pas question de mentir plus longtemps à mes parents. Un jour, je leur ai tout déballé. Ils m’ont écoutée et ont ensuite tout fait pour m’aider. C’est grâce à eux que je m’en suis sortie ».

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Psychologie du menteur, Claudine Biland, Éditions Odile Jacob. Le mensonge, Danielle Dalloz, collection "Vie de famille", Éditions Bayard.
2 juillet 2007 2007 par
Ce soir on fait la fête "à donf" entre potes. Ça va décoiffer "un max" ! L’expression "Faire la fête" fait partie du vocabulaire des jeunes dès la pré-adolescence. Synonyme le plus souvent de rencontre festive et de partage, elle peut également signifier débordement et désespérance. "Faire la fête" pourquoi pas ? Mais pas n’importe comment !
La fête est un ensemble de réjouissances collectives destinées à commémorer périodiquement un événement. Les fêtes, qu’elles soient religieuses ou profanes, s’élaborent autour d’un thème particulier qui rassemble et permet de vivre ensemble un moment d’une forte intensité. Elles favorisent l’émergence parmi les personnes présentes d’un sentiment d’appartenance à un groupe possédant les mêmes valeurs.
Chez les jeunes, “Faire la fête” recouvre des activités variées. Bien souvent, c’est une occasion particulière qui est prétexte à la fête : l’anniversaire d’un ami, la réussite à un examen... La fête vient alors marquer l’importance de cet événement et l’inscrire dans le temps. Elle n’est pas une fin en soi. Elle est alors synonyme de rencontre et de partage. Elle fait lien, fortifie l’amitié, favorise les échanges, permet l’amusement autour de jeux, de danses ou de discussions. Comme le précise Élodie, 18 ans, "Faire la fête pour moi, c’est retrouver des gens que j’aime, avec lesquels je partage un bon moment que ce soit autour d’un repas ou de toute autre activité. Pour qu’elle soit réussie, les excès en tout genre (abus d’alcool, drogue...) n’y ont pas leur place".
D’autres fêtes, loin de favoriser une réelle rencontre permettent d’oublier un quotidien jugé insipide et souvent angoissant. On vient faire la fête pour la fête. Pour “s’éclater”. Ce ne sont plus les personnes présentes dans leur individualité qui comptent mais plutôt le groupe dans lequel on se dissout, abandonnant pour un temps sa personnalité propre et tous les problèmes qui y sont associés. Parfois l’impression d’une liberté sans limite submerge l’adolescent dans ces ambiances électriques où la transgression est souvent la règle. Pour “planer” plus vite et plus facilement, certains jeunes ont recours à la drogue ou l’alcool. Sous l’effet de ces substances, ils se sentent tout à coup plus cool, moins timides. Tout paraît plus facile : la drague, la vie, les potes... « Le lundi, explique Romuald, 17 ans, je pense déjà à la fête du samedi soir. J’ai toujours un pote qui connaît une bonne adresse où on s’éclate toute la nuit. Là je me défonce et j’oublie ma connerie de vie. On n’arrête pas de se marrer, on boit, on fume et j’ai plus cette angoisse qui me vrille les tripes en permanence. »
Bien souvent, ces angoisses sont liées à une difficulté à sortir de l’enfance et à assumer les contraintes du monde réel. L’adolescence est une période délicate où le jeune prend conscience de sa finitude et l’angoisse de la mort peut devenir fortement perceptible. Des ersatz tels que l’alcool à profusion ou les joints procurent un plaisir et une détente factices qui dissipent (pour quelques heures) cette sensation récurrente de désespérance. Par contre, les lendemains de fêtes sont généralement empreints d’une grande anxiété et d’une profonde mélancolie. Confronté de nouveau à l’insupportable réalité, le jeune s’enfonce bientôt dans un cercle vicieux dévastateur.
Soyons donc vigilants. Faire la fête ? Pourquoi pas mais à certaines conditions. C’est en privilégiant une relation vraie avec autrui, l’acceptation du réel et la maîtrise de soi que la fête offrira des instants de bonheur inoubliables et une véritable détente.
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4 septembre 2007 2007 par
Existe-t-il un moment spécifique, un instant "T" où l’adolescent acquiert la capacité de "faire l’amour" ? Ce moment est-il le même pour tout le monde ou bien s’inscrit-il dans l’histoire de chacun comme un moment unique et d’une importance capitale ?
En France, la majorité sexuelle (c’est-à-dire l’âge à partir duquel une personne est considérée par la loi comme pouvant entretenir une relation sexuelle avec un partenaire de son choix sans mettre ce dernier dans l’illégalité) est de 15 ans. Mais l’âge des premiers rapports sexuels, pour la moitié des jeunes gens, se situe entre 17 ans et 17 ans et demi.
À la puberté, le corps se modifie totalement et les pulsions débridées entrent en action. Malmené par des forces mystérieuses qui l’agitent, l’adolescent est habité par des sentiments contradictoires allant de l’angoisse la plus profonde à l’excitation extrême. L’attrait pour l’autre sexe s’affirme et les désirs se font plus précis. L’accession à la maturité génitale (c’est-à-dire la possibilité de procréer) modifie le rapport aux autres. L’adolescent a envie d’être aimé, de plaire, de caresser… et parfois de “faire l’amour”. Dans notre société, la pseudo-libération de la sexualité et la dissociation de l’acte sexuel et de la procréation ont conduit à une banalisation de la pratique sexuelle. « J’ai déjà eu plusieurs relations sexuelles avec différentes copines » relate Julien 17 ans. « Pour moi, c’est un passage obligé dans la relation. » On a tendance à faire “une partie d’amour” comme on fait une partie de tennis. On choisit un(e) partenaire pour un moment de plaisir, puis on passe à autre chose. Malheureusement, tout n’est pas si simple !
Si physiologiquement, le corps peut procréer et se lancer dans la sexualité à partir de la puberté, il n’en va pas de même pour le cœur et l’esprit. La maturation affective prend du temps et nécessite le franchissement de nombreuses étapes tout au long de l’adolescence. Comprendre les émotions qui nous agitent, être à l’écoute de ses sensations mais aussi choisir de ne pas en être l’esclave, découvrir l’autre dans sa différence, participent de cette nécessaire maturation psychologique qui permettra la véritable rencontre avec l’autre. « J’ai déjà eu envie de faire l’amour parce que je sortais avec un garçon, explique Gabrielle, 16 ans, mais je sentais que c’était quelque chose d’important et que je n’étais pas prête. » Il est essentiel de comprendre que le corps engage notre propre histoire et bien sûr celle des autres.
L’union des corps n’est pas qu’une simple rencontre physique entre deux partenaires qui se plaisent sinon elle demeurerait simplement génitale. L’être humain dans sa sexualité fait des choix et il essaie de donner sens à ce désir sexuel qui l’anime et le pousse à aller à la rencontre de l’autre dans toute sa richesse. Ce “sens” donné à la sexualité, c’est la capacité pour l’être humain, à travers son corps, de s’engager, de se donner et donc d’aimer. Mais l’amour a besoin de temps pour s’épanouir et d’une réelle maturité. L’amour se construit dans une relation durable où s’expriment un projet de vie et le désir de se donner totalement dans la confiance et l’abandon réciproques. Une aventure qui se prépare dès les débuts de la vie !

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50 questions sur la vie et l’amour, Il est vivant !
Professeur Henri Joyeux, Comment c’est, la sexualité ? Réponses à 65 questions des 13-15 ans et Comment c’est l’amour ? Réponses aux questions des 15-20 ans, éditions François-Xavier de Guibert.
Jean-Benoît Casterman, Pour réussir ta vie sentimentale et sexuelle, éditions des Béatitudes.
28 septembre 2007 2007 par
Le XXIe siècle n’a pas éradiqué l’usage des gros mots, loin s’en faut ! Utilisés le plus souvent pour extérioriser une tension trop forte, ils peuvent également chez les adolescents être vecteur d’appartenance mais également sous-tendre une réelle violence. Sachons donc les consommer avec modération.
Par Marie-Jo Gacek
Lorsqu’on est en retard, qu’il pleut et que cela fait dix minutes que l’on cherche ses clefs sans succès, on lâchera plus volontiers un « b… de m…, où sont passées mes p… de clés » plutôt qu’un « Diantre, où ai-je donc déposé cet introuvable trousseau » ! Et ce malgré la meilleure éducation du monde. De manière générale, le gros mot possède une fonction libératrice. Il peut être l’expression d’un mouvement d’humeur ou d’une émotion forte. Il permet également de donner plus de poids à certains propos et en garantit l’authenticité. Ainsi Gabriel reconnaît les utiliser quand il veut montrer l’enjeu d’une situation particulière. « Je suis alpiniste et je réalise souvent de grandes voies. Quand je reviens d’expédition et que je veux partager une émotion forte, j’avoue utiliser des gros mots parfois sans m’en apercevoir. Du genre : Ce P… de couloir, je m’y suis cassé les bras mais c’était géant ! ». À l’adolescence, le juron peut participer à l’affirmation de soi et de son indépendance. Opter pour un langage transgressif est une façon de montrer aux adultes que l’on grandit et que l’on prend certaines libertés avec l’ordre familial établi ! Ce langage vulgaire favorise parfois l’intégration dans un groupe donné. « Avec mes potes, souligne Élodie 14 ans, on a notre langage à nous. Un mélange de verlan et de mots grossiers. Normal, on est entre nous. On se comprend alors que les adultes captent que dalle. C’est trop fort. »
Les gros mots dans une langue donnée ne sont jamais neutres. Ils sont transgressifs et font ainsi références à des choses ou des actes prohibés par la société ou rendus tabous. Les jurons sont donc fortement connotés culturellement et sont à ce titre éminemment sociaux. Dans la plupart des sociétés, ceux-ci s’élaborent à partir de quelques thématiques récurrentes. On trouve ainsi tout ce qui touche aux parties dites « honteuses » du corps, à la sexualité et aux fonctions excrémentielles. Le thème de la religion, très présent dans les anciens jurons, incitait à détourner le nom de Dieu de façon irrespectueuse. Ainsi proférait-on des « jarnidieu » (« Je renie Dieu ») ou des « morbleu » (« Par la mort Dieu ! »). Ils ont aujourd’hui pratiquement disparu de notre vocabulaire. Car tout comme la langue, les gros mots évoluent et peuvent être un indicateur des valeurs véhiculées (ou abandonnées) par une société.
Un glissement s’opère quand le gros mot devient insulte et qu’il vise à blesser une personne ou un groupe particulier. Dès lors, il perd sa fonction d’exutoire qui permet d’éviter le passage à l’acte et se transforme en une arme redoutable qui favorise l’émergence de l’agressivité puis de la violence. L’insulte est une contre-valeur. Elle vise l’identité du destinataire et son estime de soi. Elle tend à attaquer l’homme dans sa dignité d’être humain et porte en elle une violence d’une grande intensité. Proférer une insulte à l’encontre de quelqu’un, c’est faire effraction chez lui et le blesser à l’aide des mots. Cette brutalité verbale est parfois plus traumatisante que les coups. Elle laisse des marques indélébiles gravées dans des mémoires d’enfants ou d’adolescents. Anne, 25 ans, se souvient encore de l’humiliation qu’elle avait ressentie en classe de 3e lorsqu’un adolescent devant tout un groupe lui avait lancé : « Vu ta tête de mongol, t’es pas prête d’avoir un copain. »
Le langage permet de communiquer et d’entrer en relation. Sachons lui conserver toute sa richesse et imposons-nous de reléguer les insultes aux oubliettes et d’utiliser les gros mots avec modération !

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26 novembre 2007 2007 par
Une perception extraordinairement positive de la sexualité anime l’Église dans sa réflexion et son action. Oui, le corps humain a été voulu et créé par Dieu. Oui, il fait partie de l’identité profonde de chacun, de chacune. Oui, la différence sexuelle est bonne, « très bonne » (livre de la Genèse, chapitre 1, verset 31). Oui, l’union conjugale correspond magnifiquement au lumineux dessein divin. Oui, le plaisir sexuel, accueilli comme un surcroît dans la communion des époux, est beau et bien.
L’Ancien Testament n’a pas peur de la chair. Le Cantique des Cantiques en offre un témoignage éloquent. Et que dire de l’Évangile ! Le Verbe de Dieu en personne s’est fait chair (cf. évangile de saint Jean, chapitre 1, verset 14). Il a assumé une condition humaine sexuée. Il est ressuscité en sa chair, entraînant tout être humain à sa suite, corps et âme. Ainsi, selon le christianisme, le corps n’est nullement le « tombeau de l’âme » pour reprendre une expression de Platon, mais son « temple » (1e épître aux Corinthiens, chapitre 6, verset 19), promis à une gloire infinie.
Dans ces conditions, comment peut-on encore affirmer que l’Église ait une vision pessimiste du corps ? Pour promouvoir et défendre l’éminente dignité de la chair, les théologiens catholiques ont beaucoup débattu au cours des siècles avec les courants néoplatoniciens, spiritualistes, manichéens, cathares, jansénistes, puritains, hédonistes, scientistes, consuméristes et avec bien d’autres.
Cette vision enthousiasmante, idyllique serait-on tenté de dire, n’en est pas moins réaliste. Elle ne passe pas sous silence les conditions complexes et
troublées qui affectent l’exercice effectif de la sexualité dans un monde marqué par la domination et la convoitise. La sexualité, tout en étant foncièrement bonne, peut devenir concrètement un instrument d’assouvissement de soi-même et d’utilisation de l’autre à cet effet, un facteur de séparation, de mensonge, d’hypocrisie et d’asservissement. De facto, elle est grevée d’ambiguïtés et d’opacités. Créée pour la communion, la joie, le don et la vie, elle peut devenir vecteur de repli, d’égoïsme, de tristesse, de violence et même de mort.
L’Église ne sous-estime pas ces difficultés, ces souffrances, ces désordres, ces péchés. Elle ne sous-estime pas non plus la grâce du Christ dont « la puissance se déploie dans la faiblesse » (2e épître aux Corinthiens, chapitre 12, verset 9). Le Fils de Dieu est venu pour aider, secourir, sauver, guérir, restaurer, élever tous les hommes et tout l’homme, y compris dans sa dimension sexuelle. La mission de l’Église s’inscrit très profondément - sacramentellement - dans celle du Christ dont elle est le corps. Assisté par l’Esprit Saint, son magistère enseigne aux hommes et aux femmes à ne pas avoir peur des pulsions qui les hantent, à les apprivoiser peu à peu, à les conduire humblement, à les ordonner patiemment, à les humaniser résolument, et en compagnie du Christ rédempteur, à les mettre au service de l’amour authentique. À cet effet, il offre – entre autres – une série de repères négatifs. Non aux relations sexuelles préconjugales, non à l’adultère, non à la pornographie, non à la masturbation, etc. Certains de ces repères sont faciles à comprendre, d’autres se heurtent à des préjugés culturels, à d’étonnantes caricatures ou à des obscurcissements de conscience. Peu importe ! Il ne faut pas trop s’en étonner. Aucune de ces normes n’est cependant un tabou. Aucune ne possède son centre d’intelligibilité en elle-même, mais bien dans ce grand oui à la bonté, à la dignité et à la beauté du corps humain créé pour la communion et promis à la résurrection, à la vie éternelle. Les repères négatifs, qui doivent être inlassablement expliqués et approfondis, sont là pour permettre à chacun de croître personnellement dans la vérité de ses relations avec autrui et avec lui-même, de déployer librement son humanité dans toutes ses potentialités de vie. Plus radicalement encore, ils sont là pour amener délicatement les prodigues que nous sommes dans les bras du Père de toute miséricorde et de toute grâce (cf. évangile de saint Luc, chapitre 15, verset 20). Comment le Dieu des chrétiens – et par conséquent l’Église qu’il a instituée – pourrait-il être contre la sexualité ? N’est-ce pas lui qui l’a créée, assumée, sauvée et glorifiée ? « Le corps n’est pas pour la fornication ; il est pour le Seigneur, et le Seigneur est pour le corps » (1e épître aux Corinthiens, chapitre 6, verset 13).
olivier bonnewijn, Prêtre et docteur en théologie
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20 décembre 2007 2007 par
Est-ce du vol de télécharger un MP3 de Britney Spears ? Face à la banalisation du téléchargement de musique sur internet, tu peux choisir la “creative-attitude”… une alternative plutôt branchée !
Par David Hockley
Un peu d’histoire pour commencer. Le MP3 est un format de compression audio apparu en 1991. Pratique pour échanger de la musique sur le net ! Comme la copie numérique ne coûte rien, la valeur perçue d’un fichier audio est faible.
Tu te dis peut-être aussi que les stars de la musique vivent grassement, que de toute façon les contrats entre artistes et majors de la musique sont déséquilibrés en défaveur de ceux qui créent. Alors, pourquoi ne pas en profiter ?… En attendant, l’industrie de la musique peine à faire entendre son cri : « Télécharger nos MP3, c’est du vol ! » Dans tous les cas, la loi française est à présent claire. Télécharger ou diffuser des fichiers protégés par des droits d’auteur est illicite. J’écoute pourtant la conscience tranquille un album en MP3 téléchargé sur Internet. Alors, comment faire ?
Partager plutôt que pirater
Face à la logique de l’argent roi, il existe une autre attitude. Estimant que le copyright peut constituer un frein à la diffusion de la culture, une association américaine a créé en 2002 une licence appelée Creative Commons pour favoriser la circulation des œuvres. Elle permet la libre utilisation des œuvres créées sous cette licence et par conséquent le téléchargement serein de MP3. Elle stimule la découverte de talents ignorés par la machine à tubes. Si la licence autorise l’utilisation commerciale, elle encourage avant tout deux idées qui n’ont pas de prix. La beauté de l’art et l’échange. Cette philosophie du partage dépasse la musique. Elle existe aussi pour les logiciels. Elle a donné naissance par exemple à Wikipedia, une encyclopédie collective enrichie par la collaboration de chacun.
Revenons à notre interrogation sur la légalité du téléchargement de musique. Puisque l’autorité morale de l’industrie de la musique est douteuse, qu’en pense l’Église ?
L’Église reconnaît le droit à la propriété privée (et j’imagine, à la propriété intellectuelle), mais soumis au fait que Dieu nous donne à tous la Création. C’est le principe de la destination universelle des biens. Cela ne signifie pas que je peux chiper ce qui appartient à mon voisin le musicien, mais comme le dit Vatican II, que l’homme « ne doit jamais tenir les choses qu’il possède légitimement comme n’appartenir qu’à lui, mais les regarder aussi comme communes : en ce sens qu’elles puissent profiter non seulement à lui, mais aussi aux autres ».
Alors que faire concrètement ? Encourager ceux qui œuvrent déjà dans ce sens. Écouter des artistes qui diffusent leurs œuvres sous la licence Creative Commons plutôt que des MP3 téléchargés illégalement. Utiliser des logiciels libres plutôt que des logiciels piratés. On peut aussi mettre en pratique cette philosophie soi-même. Cet article est diffusé sous licence Creative Commons !
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Pour aller plus loin... Creative Commons : fr.creativecommons.org Wikipedia : www.wikipedia.org - Logiciels libres : www.framasoft.net, www.osalt.com - De la musique Creative Commons : www.Kompoz.com (une suite de collaborations musicales), www.jamendo.com, ccmixter.org, www.pragmazic.net
25 janvier 2008 2008 par
Si ton cœur palpite et que tu cherches l’âme sœur, voici une prière inédite pour toi. À réciter le jour de la Saint-Valentin par exemple...
Ce mois-ci, nous fêtons un martyr de la fin du IIIe siècle dont nous ne savons rien ou presque. Depuis 1969 d’ailleurs, il n’est plus fêté dans le calendrier universel, mais seulement de manière locale. Au XIVe siècle, la légende voulait qu’à son jour de fête, les oiseaux choisissent leur partenaire. C’est pourquoi il a été associé, sans raison plus intelligente ni spirituelle, aux amoureux. C’est saint Valentin.
Ah l’amour… Il y a quelques années, j’adorais me sentir amoureux. Tout à coup le cœur qui s’emballe. M’a-t-elle vu ? Pense-t-elle à moi ? Serait-ce elle ? Dois-je le lui dire ? C’était enivrant. Mais était-ce vraiment l’amour ?
Au gré de mes longues balades à vélo – en solitaire – dans la campagne champenoise où j’ai passé mon adolescence, j’ai élaboré une liste qui était aussi une prière. “Seigneur, je voudrais qu’elle soit…” Et j’ai réfléchi à ce qui était important pour moi chez ma future épouse. Primo qu’elle ait une relation personnelle forte avec Dieu. Secundo qu’elle soit intelligente et belle. Tertio qu’elle danse bien. La liste était longue. Autant de demandes aujourd’hui exaucées.
Ma future femme, quant à elle, récitait la prière du bienheureux Frédéric Ozanam :
“Je sens en moi se faire un grand vide que ne remplissent ni l’amitié ni l’étude. J’ignore qui viendra le combler. Sera-ce Dieu, sera-ce une créature ? Si c’est une créature, je prie qu’elle ne se présente que quand je m’en serai rendu digne. Je prie qu’elle apporte avec elle ce qu’il faudra de charme extérieur pour qu’elle ne laisse place à aucun regret ; mais je prie surtout qu’elle vienne avec une âme excellente, qu’elle apporte une grande vertu, qu’elle vaille beaucoup mieux que moi, qu’elle m’attire en haut, qu’elle ne me fasse pas descendre, qu’elle soit généreuse parce que souvent je suis lâche, qu’elle soit fervente parce que je suis tiède dans les choses de Dieu, qu’elle soit compatissante enfin, pour que je n’aie pas à rougir devant elle de mon infériorité. Ne m’abandonnez pas, Seigneur, faites que je sois aimé ; Vous le savez, ce n’est pas seulement de la douceur que je cherche dans l’Amour, c’est le mépris de toute bassesse, c’est la force de combattre pour le Bien, pour le Vrai.”
Voilà un programme bien ambitieux ! Et si l’amour — plus que les vertiges du battement de cœur qui s’accélère — était cette force qui nous met debout ? Croyez-moi ! Quand on a une migraine monstre, que la grande de trois ans s’est réveillée quatre fois pendant la nuit, que la petite de 14 mois a ronflé comme si elle était septuagénaire, et qu’on n’arrive pas à se concentrer sur l’article qu’on essaie d’écrire, le vertige amoureux se dissipe étrangement. Surtout quand la chère et tendre — aussi belle soit-elle est clouée au fond du lit et qu’il faut changer la couche de la petite dernière…
Un sage retiré en Patagonie pour échapper au stress de la vie parisienne (et au fisc) chante ces paroles : « Apprendre à aimer, aimer sans attendre/aimer à tout prendre/apprendre à sourire/rien que pour le geste/sans vouloir le reste/et apprendre à Vivre/Et s’en aller. »
C’est ça l’amour. Être capable de donner sans demander en retour. Une force qui vous met debout, qui fait mépriser la bassesse.
Rien de moins.
P S : Delphine, je t’aime.
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Pour aller plus loin : 50 questions sur la vie et l’amour Et si je sortais avec lui/elle ? Mais comment savoir si on est fait l’un pour l‘autre ? Il y a des réponses pour toi dans notre Hors-Série. Simple commande sur www.librairie-emmanuel.fr
26 février 2008 2008 par
Même si tu gardes ton look à l’œil, n’oublie pas de t’attacher à plus profond que l’apparence ! Ce mois-ci quelques remarques indémodables.
par David Hockley
En Anglais, “marque” se dit “brand”. Le mot provient tout droit du Far West : c’est la marque distinctive apposée au fer rouge sur le bétail pour en identifier le propriétaire.
Quand j’étais ado, je me suis essayé pendant des heures à différentes coiffures. Je cherchais un style qui fasse bien, qui change. J’ai essayé la raie sur le côté, sur le milieu, les cheveux en brosse… Un jour j’ai voulu expérimenter le gel. Mais pas la moindre superette dans le village, où nous vivions, et je ne voulais pas que mes parents sachent ce que j’essayais. J’ai trouvé un petit subterfuge, je me suis coiffé avec du gel… dentifrice. Le résultat n’était pas tout à fait à la hauteur de mes attentes.
Un an plus tard, mes parents sont allés vivre au Royaume-Uni, et j’ai découvert le monde mystérieux des uniformes scolaires. Un jour, je me suis rendu à l’école avec une chemise d’occasion un peu quelconque. À mon grand étonnement tous mes copains étaient béats d’admiration. Apparemment la marque de la chemise faisait de l’effet. Autant dire que je l’ai mise souvent !
J’ai ainsi cherché, pendant mes années d’adolescence, à comprendre qui j’étais et comment les autres me voyaient. À me différencier, me démarquer. À être quelqu’un. Mais qui ? Qu’est-ce qui fait mon identité, ma valeur ? L’admiration de mes copains ? Les marques les plus fashion ? Les résultats scolaires, genre premier de la classe ? Le groupe de rock chrétien avec lequel je répète ? L’approbation de mes parents ? “Le fou sur le sable a bâti sa maison”. J’ai perdu mes copains en déménageant. Mes habits se sont troués. Je n’ai pas réussi à me maintenir premier en classe. Le groupe s’est dissout. J’ai déçu mes parents.
Que me reste-t-il ? Une autre marque. Une marque de cendres, déposée sur mon front il y a quelques semaines. Une marque en forme de croix. Une marque qui en rappelle une autre, invisible et indélébile : le sceau de mon baptême, et qui fait de moi un enfant de Dieu. Parmi tous les regards posés sur moi, un seul me voit réellement, et m’aime sans faillir. C’est ce regard-là qui me dit mon identité.
Si je construis qui je suis sur moins que ça, sur ce que pensent les autres de moi, ou sur ce qui ne dure pas, alors nécessairement je suis parti pour être déçu. Mais si ma confiance en moi vient de ma confiance en Dieu, ou plus exactement de la confiance que Dieu place en moi, alors rien ne peut me perturber.
Jérémie le redit au chapitre 17 : « Béni soit l’homme qui se confie dans l’Éternel, dont l’Éternel est l’espérance ! Il est comme un arbre planté près des eaux qui étend ses racines vers le courant. Il n’aperçoit point la chaleur quand elle vient et son feuillage reste vert. Dans l’année de la sécheresse, il n’a point de crainte, il ne cesse de porter du fruit. »
C’est ainsi que je veux être ! Solide. Constant. Imperturbable. Cool en Dieu, quoi !
Rien n’empêche alors de vouloir bien se fringuer. Comme pour exprimer à l’extérieur une sérénité enracinée à l’intérieur, non plus une parade nerveuse pour masquer la peur d’un vide.
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27 mars 2008 2008 par
C’est le sixième site le plus visité sur Internet ! Pas étonnant car Facebook ouvre à ses utilisateurs un champ exceptionnel de relations. Témoignage et leçons tirées par un utilisateur régulier...
Facebook.com est un des sites phares du “web 2.0”. C’est un réseau social sur internet qui a vu le jour en 2004 et qui a très rapidement pris son envolée pour devenir le sixième site le plus visité sur Internet. Il dame ainsi le pion à MySpace, plus orienté musique, qui était auparavant le réseau social de référence.
Avant d’aller plus loin, je dois préciser que j’ai moi-même un compte sur Facebook. D’ailleurs si vous voulez me faire un coucou et me proposer des idées d’articles, vous êtes les bienvenus.
La force et la particularité de Facebook sont d’informer tous vos amis (désignés comme tels sur le site) de ce que vous faites – avec quelles personnes vous avez créé des liens sur le site, quels groupes vous avez rejoint, quelles applications vous avez installé, et ainsi de suite. (Autant dire qu’il faut faire attention à ce qu’on y fait.) C’est terriblement prenant. Alors que je devrais être en train d’écrire mon article qui est en retard, je me trouve à regarder qui de mes amis fait quoi. Cool, la marraine de ma fille a mis sur le site des photos de son fiancé dont je n’ai pas encore fait la connaissance. Tiens, ma voisine de la page de droite est aussi sur Facebook. Chouette, ma soeur m’a fait un coucou, un “poke” dans le langage de Facebook.
Ah, c’est sympa d’avoir plein d’amis...
On a tous besoin de se sentir aimé. Peut-être moi plus que d’autres ? Je ne peux pas compter le nombre de fois où je me suis senti rejeté par mes amis – souvent sans qu’ils ne le sachent, et où je m’endormais le soir en pleurant. Et forcément, la vitesse de communication sur le net faisait que cela se passait encore plus facilement sur le réseau que IRL (In Real Life : dans la vraie vie).
Petit à petit, j’ai commencé à comprendre plusieurs choses : – la première, c’est que ma peur du rejet me faisait m’accrocher d’autant plus fort à mes amis, ce qui provoquait en général un recul de leur part que je ressentais comme un rejet, et la boucle était bouclée, – la deuxième, c’est que je mettais des attentes très élevées, très intenses, sur mes amitiés, – la dernière, c’était que malgré mon état il y avait quand même un espoir pour moi.
La première étape a été de guérir de mon rejet. Chaque fois que j’étais pris à la gorge par ce sentiment, je priais la phrase suivante : « Seigneur, je t’en prie, guéris cette blessure. C’est toi qui m’as façonné, alors tu sais comment je suis fait, donc je te fais confiance pour me guérir. » Petit à petit, les choses se sont éclaircies – ça a quand même pris une bonne année pour que progressivement je sois libre au quotidien de ce rejet.
Grâce à cela, j’ai pu lâcher du lest à mes amis, et apprendre à leur laisser de l’espace, de l’air. Parce que mine de rien, pour respirer, c’est utile. J’ai arrêté de rechercher la fusion émotionelle pour connaître mes amis en vérité. Pour bien voir il faut du recul ; pour bien aimer il faut un peu de distance. Du coup, j’ai pu aussi non pas réduire mes idéaux d’amitié, mais accepter que mes amis puissent me décevoir, être en deçà de mes attentes.
Tous ? Non ! J’ai un ami qui, Lui, ne déçoit jamais.
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28 avril 2008 2008 par
La foi a ses raisons que la raison connaît bien... Invitation à fonctionner intégralement.
Certains professeurs ont particulièrement marqué ma scolarité, mais aucun autant qu’un de mes professeurs de français. La rumeur disait qu’il était communiste acharné, une espèce plutôt rare dans la campagne champenoise pouilleuse. Il avait le total look à la Robert Hue - chapeau, barbe, pipe et... bedaine. Il serait probablement effaré d’apprendre qu’il a joué un rôle déterminant dans mon passage de la foi protestante à la foi catholique. Et vu mes résultats de l’époque, il serait également étonné que je continue à écrire...
Chaque semaine nous devions faire un exposé sur un fait divers marquant. Je n’avais pas la télévision à la maison, je n’étais pas très fort en faits divers, alors j’ai préparé un exposé à partir d’un article de Science et Vie, sur l’incapacité de la science à prédire le comportement de certains systèmes chaotiques (pour ceux que cela intéresserait). À la fin de l’exposé, mon professeur s’est étonné que je n’aie pas profité du sujet pour faire du prosélytisme.
Semaine après semaine, au fil de nos présentations, il nous interrogeait sur le sujet choisi, sur le comment et le pourquoi. Nous bafouillions des “il paraît que…” ou “ils disent que…”. L’homme nous impressionnait tous. Et l’enseignant rétorquait, d’un ton agacé : « Qui paraît ? C’est qui, “ils” ? Qu’est-ce que vous en savez vraiment ? Quelles sont vos sources ? » En réalité, il essayait (héroïquement !) de nous apprendre à réfléchir par nous-mêmes, à vérifier les fondements de nos croyances, à remettre en question nos présuppositions et nos préjugés.
Trois ans plus tard, j’ai mis en pratique ce qu’il m’avait appris. J’ai remis en cause mes certitudes contre les catholiques, j’ai lu ce qu’avaient écrit les premiers chrétiens, j’ai essayé de comprendre ce qu’enseignait réellement l’Église. J’ai communié en priant Dieu de me montrer s’il était présent dans l’Eucharistie… voyez un peu comment j’ai fini.
J’ai fait cet effort de réflexion sur ma foi. Non pas pour rejeter Celui en qui je croyais, mais pour avoir les bonnes raisons de croire en lui. J’avais reçu de mes parents une foi solide, mais ça ne me suffisait plus de croire mes parents sur parole. Je devais vérifier par moi-même, faire mienne ma foi.
L’adolescence est le moment d’apprendre à voler de ses propres ailes, de croire et de penser par soi-même. Jean Paul II disait : « La foi et la raison sont comme les deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la vérité. »
Le Bon Dieu ne nous demande pas de laisser nos cervelles à la maison quand on va à la messe, pas plus qu’on ne devrait laisser notre foi à l’Église quand on est en cours ou au travail. Être chrétien, ce n’est pas naître dans une culture ou une tradition chrétienne, c’est faire sien un engagement personnel. C’est avoir une relation personnelle avec Dieu.
On a l’habitude de dire que les jeunes sont l’Église de demain. C’est faux. Vous êtes l’Église d’aujourd’hui. L’Église a besoin de jeunes qui ont une tête solide et un cœur enflammé pour Dieu. Des jeunes qui ont déployé les deux ailes de la foi et de la raison.
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26 mai 2008 2008 par
Existe-t-il une vie sur mesure ? Difficile assurément de trouver du premier coup le costume taillé pour le rôle de sa vie ! Se trouver et prendre le bon chemin, c’est parfois moins simple que de changer de chemise.
Avec huit millions de visiteurs par mois, “Habbo” est un jeu multi joueur en ligne qui a son succès. Ce jeu finlandais propose de créer son personnage, de décorer sa chambre et de discuter avec d’autres. Le graphisme est désuet, mais mignon. La société qui a créé le jeu se finance principalement en vendant le vestiaire virtuel pour habiller le personnage du joueur, et des meubles virtuels pour décorer son appartement, mais l’essentiel du jeu en lui-même est gratuit. Habbo propose très peu de mécanismes de jeu au sens traditionnel du terme, mais les joueurs se prennent à essayer des rôles (par exemple serveur dans un restaurant). Un peu comme s’ils essayaient des habits, pour voir comment ils s’y sentiraient. Un peu comme s’ils essayaient de comprendre qui ils pourraient être.
Quand j’étais adolescent, je cherchais à comprendre qui j’étais. Anglais vivant en France, je n’étais vraiment chez moi sur aucune rive de la Manche. Mon identité était une question importante. Alors je me suis construit en choisissant mes modèles.
À cinq ans, je ne comprenais pas pourquoi les adultes semblaient avoir oublié tout de ce que voulait dire « être un enfant ». Alors j’ai décidé qu’adulte je me souviendrais de ce que veut dire « être un enfant ».
À sept ans, alors que mes parents faisaient de l’évangélisation de rue à Genève, j’ai demandé : « Maman, papa, pourquoi faites- vous ça ? » Ils m’ont expliqué et c’est alors que j’ai décidé de suivre Dieu toute ma vie.
Mon père était pasteur protestant et bénévole dans une organisation missionnaire. Il nous expliquait quelles étaient ses priorités : « D’abord Dieu, ensuite ma famille puis seulement, mon travail pour Dieu. » Il le mettait en pratique au quotidien. Alors j’ai décidé que je voulais faire comme lui – non pas en devenant pasteur, mais en mettant Dieu en premier, puis ma famille, et ne laisser ni mon travail ni mes activités pour Dieu prendre la place que méritent ma femme et mes enfants, ni celle que mérite Dieu. Je n’y arrive malheureusement qu’imparfaitement, comme vous l’expliquera ma belle, mais cette volonté reste présente et a formé ma personnalité actuelle.
De la même façon, les livres que j’ai lus, les films que j’ai vus, la musique que j’ai écoutée et les gens que j’ai admirés, et même les amitiés que j’ai liées, ont eu un impact sur qui je suis devenu. En informatique on a une expression : Garbage In, Garbage Out – c’est-à-dire, si on met des ordures en entrée, c’est ce qu’on aura en sortie. Et je suis reconnaissant à mes parents d’avoir su mettre en entrée des choses plutôt comestibles.
La route n’est bien sûr pas toute tracée ; j’ai aussi eu droit à quelques surprises sur le parcours : je ne me serais jamais imaginé devenir catholique. Je me suis découvert tardivement un goût pour l’écriture (pendant que j’étouffais en Maths Sup). Je n’avais jamais pensé faire carrière dans les jeux vidéo – alors que c’était un de mes passe-temps préférés. Mais les détours sont ce qui donne du charme au voyage !
La route est longue, parfois difficile à prévoir, mais vous avez une chance merveilleuse à saisir aujourd’hui et toute une histoire à inventer au fil des jours !
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28 juillet 2008 2008 par
1. Comment s’appelle le tissu sur lequel l’image de la Vierge s’est imprimée miraculeusement au Mexique ?
A. le tejido – B. le tilma – C. le tela
2. Comment appelle-t-on les gardiens des luminaires à Lourdes près de la grotte des apparitions ?
A. les ciergiers – B. les feutiers – C. les luminiers
3. Quelles sont les apparitions où la Vierge ne parle pas ?
A. Zeitoun – B. Amsterdam – C. Pontmain
4. Quel est le premier lieu d’apparition visité par Jean Paul II, après son élection ?
A. Gietrzwald – B. Guadalupe – C. Lourdes
5. La petite Mariette vient-elle de…
A. Beauraing – B. La Salette – C. Banneux
6. La Vierge embaume le parfum de roses… Mais dans quel sanctuaire ce phénomène s’est-il passé ?
A. Betania – B. Le Laus – C. La rue du Bac
7. Pendant combien d’années la Vierge est-elle apparue au Laus ?
A. 1 – B. 54 – C. 17
8. Combien de miracles ont été reconnus officiellement à Lourdes ?
A. 152 – B. 49 – C. 67
9. Quel est le sanctuaire le plus visité par les papes ?
A. Lourdes – B. Guadalupe – C. Fatima
10. Quel objet figure dans la couronne de Notre Dame de Fatima ?
A. Un petit galet provenant du lieu de l’apparition – B. Un saphir orange – C. Une balle de pistolet
11. Combien y a-t-il de grains dans un rosaire ?
A. 200 – B. 204 – C. 224
12. Quel est le prénom de l’oncle de Juan Diego, le voyant de Gudalupe ?
A. Juan Bernardino – B. Juan Fernando – C. Juan Francisco
13. Quelle est l’apparition qui a été reconnue le plus récemment ?
A. Le Laus – B. Betania – C. Kibeho
14. Quel est le plus jeune voyant ?
A. Francesco Marto – B. Ida Peerdeman – C. Augustine Boiteau
15. Quel est le prénom de la première voyante de Kibého ?
A. Jacqueline – B. Alphonsine – C. Marie-Claire
16. Dans quel arbre la Vierge est-elle apparue à Gietrzwald ?
A. Un érable – B. Un chêne vert – C. Une aubépine
17. À quelle date a été promulgué le dogme de l’Assomption de la Vierge Marie ?
A. 15 août 1955 – B. 15 août 1949 – C. 1er novembre 1950
18. Quelles sont les apparitions où Marie a confié un secret ?
A. Lourdes – B. Fatima – C. Beauraing
19. Quelle voyante est-elle toujours en vie ?
A. Gilberte Degeimbre – B. Maria Esperanza de Bianchini – C. Sœur Lucie
20. À Betania, pour quelle fête mariale la Vierge est-elle apparue systématiquement ?
A. L’Assomption – B. L’Immaculée Conception – C. L’Annonciation.
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5 septembre 2008 2008 par
Entre Jésus et Bouddha comment choisir ? Restons zen et examinons un peu plus en détail les attraits d’une religion née entre l’Inde et le Népal.
Il était une fois un homme du nom de Siddhartha Gautama. Il était prince d’un petit Royaume en Inde. Un jour, en se promenant, il vit un homme malade, un homme pauvre et un homme mort. Il y reconnut la condition humaine résumée. Abandonnant le faste princier, il pratiqua l’ascèse, la méditation et la religion hindoue pendant de longues années pour échapper à cette condition. En vain. Épuisé par ses efforts, il abandonna tous ses dieux et décida ultimement de percer la vérité de l’existence. Il s’assit sous un arbre. Il médita. Un matin, il avait atteint l’état de libération qu’il recherchait, le néant du “nirvana”.
Il donna alors son “dharma”, ou enseignement, résumé dans les “Quatre Vérités Nobles” : 1/ Que la condition de tout être humain est la souffrance ; 2/ Elle vient de l’attachement aux choses matérielles ; 3/ Pour s’en libérer il faut s’affranchir de cet attachement ; 4/ La libération requiert d’atteindre la justesse ou la perfection dans ces huit choses : la compréhension, la pensée, la parole, l’action, le mode de vie, l’effort, l’état d’esprit et la concentration. Cinq préceptes moraux balisent ce chemin – ne pas nuire aux autres, ne pas voler, garder la maîtrise des sens et ne pas avoir de conduite sexuelle incorrecte, ne pas mentir, ne pas consommer de produits qui entament la maîtrise de soi (drogue, alcool).
Le bouddhisme, qui compte aujourd’hui entre 250 et 500 millions de fidèles, enseigne également la réincarnation. Il n’enseigne pas que l’âme humaine réapparaît dans un autre corps (puisque dans le bouddhisme l’être n’a pas d’âme, ou plus précisément, il n’y a pas d’être fixe), mais plutôt un lien de cause à effet et donc une certaine continuité entre celui qui s’éteint et celui qui naît.
Voici en quelques lignes, un résumé très sommaire de la spiritualité bouddhiste.
Qu’en dire, en tant que chrétien ? Est-il possible, comme le disent certains, d’être à la fois bouddhiste et chrétien ?
L’Église reconnaît que les autres religions « apportent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes » (Vatican II, Nostra aetate, n. 2) et, par exemple, les cinq préceptes moraux du bouddhisme énoncés plus haut ne sont clairement pas inconciliables avec la morale chrétienne. De même, l’idéal de liberté de l’homme est bon. L’idée que nous ne devons pas être trop attachés aux biens matériels l’est aussi. L’ascèse a sa place dans la spiritualité chrétienne.
En revanche l’originalité de notre foi chrétienne, et peut-être la différence fondamentale avec le bouddhisme, tient en ceci : au lieu de rejeter notre condition humaine, Dieu l’a prise et l’a anoblie. Mon chemin chrétien m’amène à accomplir pleinement mon humanité et non à la rejeter. Parce que Dieu, Celui qui est, au sens le plus fort de ce mot, s’est fait homme parmi nous.
De la même façon, ma foi chrétienne m’invite à être de plus en plus moi-même, dans cette vie et après la mort dans les bras du Père, alors que le bouddhisme enseigne une dissolution de l’être dans le néant du Nirvana. En deux mots : la foi chrétienne fait tendre vers l’être, la spiritualité bouddhiste vers le néant. Deux directions diamétralement opposées et incompatibles.
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2 octobre 2008 2008 par
Que penser des horoscopes ? Quand les étoiles nous font signe, nous aimerions bien savoir à qui nous fier...
par David Hockley
vant de commencer, distinguons astrologie et astronomie. L’astronomie est l’étude scientifique des planètes, des étoiles et des galaxies. L’astrologie et, par voie de conséquence l’horoscope, cherche à prédire l’avenir à partir des mouvements des astres. L’astronomie est l’étude de la glorieuse création divine. Personnellement je n’ai jamais autant ressenti la grandeur, la toute- puissance et la beauté de Dieu qu’en regardant des photos du ciel prises par le télescope Hubble. L’astrologie veut prédire l’avenir à partir des positions relatives des différents luminaires (le soleil, la lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne) dans notre ciel, découpé en douze sections et douze constellations dont sont issus les signes du zodiaque.
Le premier problème vient d’un des arguments avancés pour justifier l’astrologie, une influence gravitationnelle des planètes. Mais la force gravitationnelle exercée sur nous par la lune ou le soleil est infiniment plus faible que celle qu’exerce une armoire ou un camion qui passe dans la rue. Et un camion de déménageurs rempli d’armoires, n’en parlons pas !
Le deuxième vient du mouvement de la terre. Imaginez une toupie qui tourne, penchée sur le côté, et dont l’axe de rotation tourne lentement. Notre planète terre a un mouvement similaire appelé “précession des équinoxes” (un tour dure environ 25 765 ans !). Ce mouvement produit un mouvement des positions des constellations dans notre ciel et, de ce fait, un décalage entre les positions des signes et des constellations qu’elles représentent.
Pour finir, la Bible (Deutéronome 18, 10-12) et le catéchisme de l’Église catholique (§2115 et §2116) mettent en garde contre toutes les formes de divination y compris l’astrologie. Pourquoi ? Pour moi, la question est la suivante. À qui fais-je confiance ? Qui tient mon avenir entre ses mains ? Les événements de ma vie et ma personnalité sont-ils déterminés par la position des planètes ou par la liberté que Dieu me donne ?
À notre baptême, nous naissons de nouveau, sous “la brillante étoile du matin, Jésus Christ.” (Luc 1, 78) Et les promesses de Dieu sont bien plus fiables que les prédictions de l’horoscope...
Amour : “Rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ.” (Romains 8, 39)
Voyages : “Le Seigneur gardera ton départ et ton arrivée, dès maintenant et pour toujours.” (Psaume 121)
Santé : “Ne vous inquiétez de rien.” (Philippiens 4, 6)
Finances : “Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données en plus.” (Matthieu 6, 33)
Événements mondiaux : “Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerre, gardez-vous d’être troublés car il faut que ces choses arrivent.” (Matthieu 24, 6)
Événements particuliers : “Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu.” (Romains 8, 28) Avenir : “Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance.” (Jérémie 29, 11).
Toutes ces promesses sont pour vous et moi. Car par notre baptême nous sommes nés... sous le signe de l’Agneau.
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3 décembre 2008 2008 par
Michelangelo Merisi dit Le Caravage (1571-1610) fut sans conteste l’un des artistes les plus remarquables de l’art italien. À l’aube du XVIIe siècle, sa production, résolument nouvelle, en quête de vérité et de naturel, révolutionne l’art pictural.
Il prend avec les codes iconographiques une liberté incroyable, mêlant savamment profane et sacré dans un dialogue que beaucoup jugeront alors choquant ou même vulgaire. Il développe une peinture sans préjugés, où l’essentiel n’est pas le brio de la gamme chromatique ou la pureté du dessin, mais la réalité des corps et des objets révélée par le contraste de la lumière et de l’ombre qui noie une partie des figures pour mieux mettre en lumière et en relief un détail saisissant. Ses compositions resserrées, photographiques, donnent à son œuvre une présence inégalée. Chez Caravage, la piété prend une expression inédite. Elle est avant tout réaliste. Elle est profondément humaine. Caravage donne à l’Incarnation un visage nouveau, dans une saisissante compréhension et une appréhension du mystère du Verbe Incarné. Comme l’écrit l’historien Friedländer, il parvient à unir « le monumental et le spirituel, l’humble et le sublime ».
Lorsqu’en 1600 Tiberio Cerasi, trésorier du pape Clément VIII, lui confie l’exécution du décor d’une chapelle dans l’église Santa Maria del Popolo, à Rome, Caravage est déjà auréolé du succès retentissant de son ensemble de trois tableaux pour San Luigi dei Francesi, où La vocation de saint Matthieu devient une des plus puissantes méditations que la peinture ait jamais produite sur le mystère de la vocation sacerdotale. Après une première version beaucoup plus complexe, refusée par son commanditaire et acquise par le cardinal Sannesio car le Christ qui y était figuré semblait trop réaliste1, Caravage restreint sa composition à quelques figures et livre une représentation presque littérale [1]. du texte des Actes des Apôtres : « Je faisais route et j’approchais de Damas, quand tout à coup, vers midi, une grande lumière venue du ciel m’enveloppa de son éclat. Je tombai sur le sol et j’entendis une voix qui me disait : “Saül, Saül, pourquoi me persécutes-tu ?” Je répondis : “Qui es-tu, Seigneur ?” Il me dit alors : “Je suis Jésus le Nazaréen, que tu persécutes” » (Ac 22, 7-8).
Contrairement à ses prédécesseurs et à sa première version, Caravage demeure donc fidèle au texte qui parle d’une voix et non d’une apparition. Il choisit de représenter l’instant suprême de l’aveuglement et de la conversion. L’audace de la composition est au service de la soudaineté et de la violence de l’événement : la croupe démesurée du cheval occupe tout l’espace, et le formidable raccourci de la figure de Saül crée l’illusion d’un espace unique où le spectateur devient acteur. Seul l’usage dramatique de la lumière rend sensible et intelligible la conversion que vit Saül, cloué à terre, la tête comme projetée en dehors de l’espace du tableau, les deux bras ouverts, en signe d’acceptation de la volonté divine. La brutalité du cadrage et de la lumière, le réalisme sans concession des figures – notamment celle, remarquable, du palefrenier – confèrent à l’événement une intensité inégalée. Caravage entre dans le mystère même de la conversion, dans cet instant où Saül est saisi par la grâce, dans cette intimité avec le Christ qui est le cœur même de la vie chrétienne à laquelle il est appelé. Une intimité à laquelle le palefrenier, cet homme simple, pieds nus, est étranger. Car « Ceux qui étaient avec moi virent bien la lumière, mais ils n’entendirent pas la voix de celui qui me parlait » (Actes 22, 9). Il ne lui est pas donné de comprendre. Ce qui se joue est entre le Christ et Saül. Et le véritable personnage du tableau n’est ni ce magnifique cheval à la robe pie cuivrée, ni l’humble palefrenier, ni même le soldat, tombé à terre. Le véritable acteur de cette audacieuse composition, où les mouvements sont comme suspendus et arrêtés, est la lumière. « Je suis la lumière du monde. » C’est Celui qui, aveuglant Saül, lui rend la vue. Celui qui est la « Lumière véritable qui éclaire tout homme » (Jean 1, 9), et qui nous appelle, en contemplant cette œuvre magnifique, à entrer dans une intimité nouvelle avec le Christ et à devenir « enfants de la lumière » (Ep 5, 8).
[1] Il faut cependant noter qu’à cette époque, les voyageurs ne circulaient pas à cheval, mais à pied
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3 décembre 2008 2008 par
Pourquoi attendre le mariage pour "faire l’amour" ? Parce que dans un mariage d’amour, sexe, vie et bonheur font bon ménage...
Je me souviens, d’avoir acheté un agenda auprès d’un mouvement chrétien de jeunes au sortir d’une messe dominicale, et d’avoir découvert à la page “Amour” une mise en avant du Planning familial, un organisme pour qui « la contraception et l’avortement sont des moyens indispensables aux femmes pour la libre disposition de leur corps et le libre choix de leur maternité ». Je me souviens d’émissions à la télé contestant la position de l’Église sur la contraception, expliquant que le refus du préservatif est irresponsable dans l’Afrique ravagée par le Sida. Si le seul message de l’Église était de ne pas utiliser de préservatif, ils auraient raison. Je me souviens surtout avec une très grande tristesse d’une amie me racontant que, parce qu’il ne fallait pas utiliser de préservatif, elle était “tombée enceinte” et qu’elle avait avorté.
Le message de l’Église sur la sexualité ne se limite pas à l’interdiction des moyens de contraception. Au contraire elle commence par dire que la sexualité est belle et qu’elle est importante. Elle ne doit pas être réduite à un acte physique ponctuel, elle est un don de toute la personne humaine – dans sa dimension spirituelle, et dans le temps et la durée. À la contraception, l’Église oppose une alternative responsable, qui consiste à respecter le rythme de la fécondité de la femme au lieu de vouloir le dominer. Se donner entièrement l’un à l’autre, de manière physique et spirituelle, de manière permanente et non pas temporaire, ça s’appelle le mariage.
Et dans le mariage, j’ai découvert un grand mystère que j’ai devant les yeux au quotidien, mais que je ne comprends pas complètement. De notre amour sont nées des personnes. Certes, de toutes petites personnes qui ne savent pas encore bien se (re)tenir, qui bavent partout et qui me réveillent la nuit, mais quand même, des personnes !
La sexualité, c’est aussi ça. Plus exactement, un des buts du mariage, c’est de collaborer à la création, c’est que le don de soi devienne le don de la vie. Et c’est dans ce contexte que l’Église dit : attention, ne vous coupez pas de ça ! Ne vous privez pas de ce don que Dieu vous fait !
Alors on pourrait s’entendre dire qu’il faut vivre avec son temps, être plus moderne. Le paradoxe, c’est que le chemin que propose l’Église, ce chemin de chasteté exigeant et radical, qui détone avec les suggestions de notre société de consom-mation, mène droit vers une sexualité plus épanouie.
En effet, différentes études ont démontré que les couples mariés ont en moyenne un niveau significativement plus haut de satisfaction sexuelle que les concubins (enquête sur la sexualité en France menée par l’Inserm et l’Insead en 2006). Le n° 509 de Marianne annonce même que « la fidélité et la loyauté [...] se révèlent, contre toute attente, les véritables boosters d’une vie sexuelle épanouie ». Pourquoi ? Parce que le mariage propose un cadre sécurisant, qui permet de prendre le temps d’apprendre à se connaître.
Quand on me disait que Dieu voulait mon bonheur, je m’imaginais un bonheur éthéré, spirituel, mais je réalise que c’est un bonheur de tout mon être, un bonheur du quotidien, de mon corps aussi bien que de mon âme.
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6 janvier 2009 2009 par
Est-ce que j’ai vraiment besoin d’aller à la messe tous les dimanches ? Non, pas du tout !... Tu peux y aller aussi le samedi soir. Plus sérieusement, oui. L’Église demande (le catéchisme parle de "fait obligation" (CEC §1389)) d’assister à la messe le dimanche et les jours de fête.
par David Hockley
Une précision : tu peux en toute sérénité faire grasse mat’ le 14 juillet et le 11 novembre, les fêtes dont parle le catéchisme sont celles de l’Église (Pâques, Noël, l’Ascension, l’Assomption, la Toussaint…).
Quand j’étais ado, mon père nous obligeait à manger ensemble le dimanche midi et à passer du temps en famille l’après-midi. Je râlais, parce que j’aurais largement préféré passer du temps avec mes amis. Mais maintenant que mon père est auprès du Sien, je vois que ces moments-là ont construit ma relation avec mes parents et mes frères et sœurs.
La messe, c’est le repas de famille de Jésus.
C’est là qu’on se retrouve pour apprendre à connaître notre Papa, notre grand Frère, notre Maman, et tous nos frères et sœurs. C’est là que se tissent les liens familiaux.
C’est vrai… Parfois les chants sont dissonants et l’homélie soporifique. Mais un repas de famille se prépare en famille, et si je trouve la messe ennuyeuse (pour parler poliment), ça vaut peut-être le coup que je me demande comment je peux contribuer à ce qu’elle ne le soit pas. Ce n’est pas pour rien qu’on parle “d’assister” à la messe, ce qui signifie d’abord aider ou secourir. C’est moins intéressant d’être un spectateur passif qu’un acteur.
Mais moins intéressant encore, peut-être, serait de venir à la messe purement par obligation ou par tradition comme certains "pratiquants non croyants". C’est un cas extrême. On a tous besoin de faire plus connaissance avec Jésus.
Le plus simple, peut-être, c’est de le lui demander. C’est comme ça que je suis devenu catholique – en allant à la messe et en demandant à Jésus de me montrer s’il était vraiment présent dans l’Hostie consacrée.
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4 février 2009 2009 par
Comment discerner le choix de ses études quand on est tout aussi ambitieux pour sa vie spirituelle que professionnelle ? Antoinette, 17 ans.
par David Hockley
C’est important d’avoir de l’ambition ! L’ambition de faire de belles et grandes choses. Mais il est vrai qu’il est difficile de voir par quel chemin s’y rendre.
Le système scolaire français valorise les matières scientifiques au détriment des autres et les cursus intellectuels au détriment des formations plus techniques ou artistiques. Du coup, j’ai vu beaucoup de mes amis essayer sans conviction de faire un bac S parce qu’ils pensaient que c’était “mieux” alors qu’ils auraient été plus épanouis comme musiciens ou paysagistes. L’important n’est pas de faire ce qui est le plus valorisant socialement, mais ce qui correspond le mieux à tes capacités et à tes talents.
Malheureusement, (en fait : heureusement !), il n’y a pas de recette miracle pour savoir comment se diriger dans la jungle du système éducatif, je peux seulement te dire comment Dieu a fait pour me répondre quand je lui ai demandé de me guider dans mes études et mes choix professionnels :
1/ Dieu me parle dans la prière – quand je prie, seul ou avec d’autres, je peux demander à Dieu de me montrer ce qu’il veut pour moi, et attendre de lui qu’il me réponde.
2/ Dieu me parle par mes désirs – ou plus exactement, Dieu peut susciter en moi le désir d’emprunter une certaine direction. Bien sûr, tous mes désirs ne viennent pas de Dieu, mais certains assurément viennent de lui !
3/ Dieu me parle à travers les conseils des autres : quelqu’un parle et ça “percute” en moi.
4/ Dieu me parle par la paix qu’il met en moi, qui me confirme les bons choix, par une paix intérieure ou au contraire me montre les mauvais par une sorte de sentiment de déséquilibre intérieur.
5/ Dieu me guide souvent pas à pas : il ne me montre quel est le pas suivant que quand le premier pas est amorcé.
Mais le plus important que j’ai découvert, c’est que ma difficulté à entendre la voix de Dieu venait le plus souvent non pas de son silence, mais de mon agitation…
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4 mai 2009 2009 par
Des auteurs japonais ont fait le pari de raconter l’histoire de la Bible à l’intérieur des codes graphiques et narratifs du manga. Le premier tome, Manga - Le Messie, retrace les évènements racontés dans les quatre évangiles. D’autres tomes vont suivre, leur but étant de couvrir l’ensemble de la Bible en cinq volumes de manga. Le prochain, intitulé Manga - la Métamorphose, va couvrir les Actes des Apôtres et les Épîtres.
Question de François-Tobie, 14 ans - réponse de David Hockley
L’éditeur du manga, NEXT, précise qu’ « inspirés par le potentiel fantastique du manga comme outil d’évangélisation », il a voulu créer une œuvre « fidèle au texte ancien ».
J’ai été agréablement surpris de voir à quel point les auteurs – des manga-ka professionnels – se sont appliqués à garder intact le fond du message présenté sous cette forme nouvelle, en y joignant en plus des éléments explicatifs comme une carte ou une généalogie. Évidemment, on peut trouver quelques reproches à formuler. Les disciples de Jésus sont tous beaux (les cheveux flottant au vent…) alors que les Pharisiens sont grotesques. Les émotions sont représentées de manière caricaturale. Mais serait-ce vraiment un manga sans ça ? Au contraire en forçant le trait, en dramatisant, le livre rend plus vive l’histoire, plus présente les personnages, à commencer par le premier d’entre eux.
Toutefois alors que le texte biblique lui-même n’est pas sans violence (le massacre par Hérode des bébés nés en même temps que Jésus, la décapitation de Jean Baptiste et bien sûr la crucifixion), Le Messie réussit à être fidèle au sens du texte sans pour autant devenir gore. Pour ma part, ce manga m’a permis de découvrir sous un éclairage nouveau une histoire que je connaissais déjà pourtant bien. Je le recommande chaudement comme outil pédagogique ou comme outil d’évangélisation et, tout simplement, comme lecture à la fois spirituelle et divertissante. Tellement attractive que ma fille de quatre ans a déjà mis la main sur le mien !
David Hockley
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31 mars 2009 2009 par
J’ai souvenir d’avoir été très conscient du regard des autres sur moi pendant mes années au collège et au lycée (j’aimerais pouvoir dire que j’en suis maintenant libre, mais ce serait mentir). Je me sentais mal à l’aise à l’idée de parler de ma foi. J’avais pourtant l’impression qu’il fallait que je témoigne à tout prix, mais comment ?
Une question de Paul-Arnaud, 17 ans. Réponse de David Hockley
Je n’ai pas vraiment de réponse à la question. C’est difficile d’avoir à la fois le courage d’oser parler de Dieu et la sagesse de savoir quand se taire. Dieu ne nous demande pas de convaincre, juste d’être une lumière humble mais présente. Frère Roger de Taizé disait : « Ne parle de Jésus seulement si on te le demande, mais vis de telle sorte qu’on te le demande. »
Comment vivre pour que d’autres voient Jésus en moi ? Chez les évangéliques, notamment américains, certains portent un petit bracelet portant l’inscription W.W.J.D. - « What Would Jesus Do ? » En d’autres mots, dans tout ce que je fais je peux me poser la question « Que ferait Jésus à ma place ? » Et Jésus a passé la plus grande partie de son temps, non pas à prêcher, mais à vivre la vie simple d’un fils de charpentier. Une vie cachée, sans éclat et sans bruit.
Alors comment, concrètement, marcher à sa suite ? Peut-être en posant de petites décisions pourtant pas si faciles à tenir, de petits gestes de sainteté humbles et discrets. Par exemple, décider de ne pas prononcer de grossièretés, de ne pas dire du mal d’un autre élève ou d’un prof. Décider de se donner de son mieux en cours. Cela peut se traduire dans la façon dont je parle, dont je m’habille, dont je me comporte, dont je travaille… La tâche est plus difficile, peut-être, que simplement de parler de Dieu. Mais l’attitude est plus parlante que les mots. Et au détour d’une conversation, un ami vous demandera peut-être : « Tu crois en Dieu, toi ? »
Et alors sera venu le moment de prier pour avoir le courage de parler de Jésus.
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30 avril 2009 2009 par
"Ce monde dans lequel nous vivons a besoin de beauté pour ne pas sombrer dans la désespérance. La beauté, comme la vérité, c’est ce qui met la joie au cœur des hommes." - Paul VI, message aux artistes.
Aurélie, 14 ans - Réponse de David Hockley
Il y a une bonne raison pour laquelle nous chantons à la messe ou dans nos différents moments de prière. Ce n’est pas que Dieu ait un besoin de nous entendre chanter – bien que je sois certain qu’il s’en réjouisse. Il me semble plutôt que c’est nous qui en avons besoin pour mieux nous tourner vers Dieu. Parce que la beauté exprime quelque chose de ce qu’est Dieu.
C’est parce que la musique a une influence sur nous qu’elle a une telle place dans la liturgie et la prière.
La musique – comme les autres formes d’art – peut susciter la joie, donc, mais aussi la tristesse, l’excitation, un sentiment de paix, et bien d’autres émotions encore. Et c’est une bonne chose, car c’est ainsi que Dieu nous a faits.
Cette sensibilité demande à être préservée et nourrie sainement. Ce qui n’implique pas de limiter son écoute à de la musique classique ou à de la pop-louange, loin de là. Après tout, Jésus nous demande d’être dans le monde (sans en être), de ne pas nous enfermer dans un petit coin de paradis culturel aseptisé. De nombreux artistes non chrétiens expriment par leur art quelque chose de ce qu’est le beau, qui « est, en un certain sens, l’expression visible du bien »2 et donc de qui est Dieu.
Parce que la musique a cette influence, elle peut être utilisée pour évangéliser, comme le font un certain nombre d’artistes chrétiens. Voici ceux que j’écoute en ce moment.
En anglais : – TobyMac, un ancien du groupe dc Talk, qui fait un mélange rock et rap avec des influences reggaeton. – Jars of Clay : de la pop rock – Pillar : du hard rock bien bourrin. – ZoeGirl et superchick : de la pop-rock au féminin.
En français : – Ethan, Brian Ost, Pierre Nicolas, Nannup : pop et ou rock – Mannou : rap.
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Pour aller plus loin, Jean-Paul II et les artistes" de Pascal Fagniez publié aux Éditions de l’Emmanuel.
29 mai 2009 2009 par
Antoine, 16 ans. Réponse de David Hockley
Je crains de ne pas être l’exemple idéal – je viens de m’acheter un petit bijou que j’ai un peu de mal à lâcher – mais il paraît que dans des temps très anciens, le téléphone portable n’existait pas. Les gens devaient bien réussir à vivre sans, je ne sais pas comment. Mais l’importance du portable aujourd’hui me fait penser à un e-mail reçu récemment.
Le message posait une question qui m’a fait réfléchir. C’est bien d’affirmer qu’être chrétien signifie mettre Dieu en premier dans ma vie. Mais concrètement qu’est-ce à dire ?
Par exemple, est-ce que je donne autant de place à Dieu qu’à mon téléphone portable ? Quand la question est posée comme ça, je réponds évidemment oui sans même réfléchir. Et pourtant… Est-ce que j’ai plus souvent sur moi mon téléphone portable, ou quelque chose qui m’aide à prier comme une Bible ou un chapelet ?
Hum, c’est-à-dire que…
Quand il y a une urgence ou une super-nouvelle à partager, est-ce que je prie, ou est-ce que j’allume mon portable ?
Ben, en fait…
Pendant la journée, est-ce que je passe autant de temps à prier qu’à téléphoner ou taper des SMS ou jouer avec mon téléphone ?
Gloups.
Tout ça, alors que Dieu a un système de communication avec nous qui ne risque pas la panne, la batterie vide, la saturation des lignes ou la perte de signal, comme le raconte cette chanson (composée par Marie Colombet) :
Je n’ai pas mon nom dans l’annuaire, Le téléphone c’est pour la terre Et puis ça sonnerait toujours occupé Quand t’aurais envie de me parler Tu tomberais sur la standardiste Tu lui dirais « Passez moi le Christ » Elle te répondrait « Pas la peine d’insister. Notre Seigneur est débordé !!! »
Mais c’est pas comme ça. Tu comptes trop pour moi ! Puis j’ai le système supersonique Côté discrétion c’est pratique Pas de danger de se faire intercepter Nos petites conversations privées Dans la plus grande des intimités À ton cœur je saurai parler…
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17 juillet 2009 2009 par
Accompagner une femme qui a avorté, c’est un minimum. Lui offrir un soutien attentif, ne serait-ce que pour dépasser le traumatisme, conscient ou non, provoqué par la perte de son enfant, de nombreuses associations spécialisées dans l’accueil et l’écoute en ont fait leur quotidien. Elles aident les femmes à reconstruire leur avenir en acceptant d’y inclure la douloureuse IVG. L’Église, qui réfléchit sur les actes mais ne juge pas les personnes accompagne les femmes endeuillées. En première ligne.
« Je voudrais adresser une pensée spéciale à vous, femmes qui avez eu recours à l’avortement. L’Église sait combien de conditionnements ont pu peser sur votre décision, et elle ne doute pas que, dans bien des cas, cette décision a été douloureuse, et même dramatique. Il est probable que la blessure de votre âme n’est pas encore refermée. En réalité, ce qui s’est produit a été et demeure profondément injuste. Mais ne vous laissez pas aller au découragement et ne renoncez pas à l’espérance. Sachez plutôt comprendre ce qui s’est passé et interprétez-le en vérité. Si vous ne l’avez pas encore fait, ouvrez-vous avec humilité et avec confiance au repentir : le Père de toute miséricorde vous attend pour vous offrir son pardon et sa paix dans le sacrement de la réconciliation. Vous vous rendrez compte que rien n’est perdu, et vous pourrez aussi demander pardon à votre enfant qui vit désormais dans le Seigneur. C’est à ce même Père et à sa miséricorde qu’avec espérance vous pouvez confier votre enfant. Avec l’aide des conseils et de la présence de personnes amies compétentes, vous pourrez faire partie des défenseurs les plus convaincants du droit de tous à la vie par votre témoignage douloureux. Dans votre engagement pour la vie, éventuellement couronné par la naissance de nouvelles créatures et exercé par l’accueil et l’attention envers ceux qui ont le plus besoin d’une présence chaleureuse, vous travaillerez à instaurer une nouvelle manière de considérer la vie de l’homme. »
ÉVANGILE DE LA VIE (extrait), Jean Paul II, 1995
Ô Marie, aurore du monde nouveau, Mère des vivants, nous te confions la cause de la vie : regarde, ô Mère, le nombre immense des enfants que l’on empêche de naître, des pauvres pour qui la vie est rendue difficile, des hommes et des femmes victimes d’une violence inhumaine, des vieillards et des malades tués par l’indifférence ou par une pitié fallacieuse. Fais que ceux qui croient en ton Fils sachent annoncer aux hommes de notre temps avec fermeté et avec amour l’Évangile de la vie. Obtiens-leur la grâce de l’accueillir comme un don toujours nouveau, la joie de le célébrer avec reconnaissance dans toute leur existence et le courage d’en témoigner avec une ténacité active, afin de construire, avec tous les hommes de bonne volonté, la civilisation de la vérité et de l’amour, à la louange et à la gloire de Dieu Créateur qui aime la vie.
JEAN PAUL II
Évangile de la vie, N° 105 Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 25 mars 1995, solennité de l’Annonciation du Seigneur, en la dix-septième année de mon pontificat
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Pour les mamans qui ont besoin d’accompagnement :
Agapa
42, rue Saint-Lambert
75015 Paris
+ 33 1 40 45 06 36.
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Mère de Miséricorde
27, rue Sainte- Philomène
31400 Toulouse
+ 33 5 61 53 70 27.
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Fédération des Maisons Tom Pouce
BP 90
77253 Brie Comte Robert cedex
+ 33 1 64 06 66 22
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8 septembre 2009 2009 par
Question de Stéphanie, 15 ans.
À l’occasion de la journée chrétienne de la communication, en mai dernier, le Pape nous a dit : « À vous, jeunes, revient en particulier le devoir d’évangélisation de ce “continent numérique”. Sachez prendre en charge avec enthousiasme l’annonce de l’Évangile à vos contemporains ! »
Comment faire pour utiliser les moyens de communication moderne pour évangéliser ?
Le site web dévoilé à l’occasion de ces journées de la communication
(www.pope2you.net) présente des initiatives qui utilisent trois technologies dans la tendance : une application sur téléphone iPhone, une application sur le site social Facebook et un canal sur le site vidéo Youtube.
Je ne peux pas non plus faire silence sur les vidéos du “Forum Déjeune”, à déguster avec humour. (www.forumdesjeunes.com/Le-Forum-dejeune).
Jetez d’ailleurs un coup d’œil sur la page “teens” pendant que vous êtes sur le site si vous ne savez pas quoi faire en attendant la rentrée. J
D’autres expériences existent, notamment Tangle.com, anciennement GodTube, où on trouve des vidéos et musiques avec un contenu chrétien, et qui permet de découvrir facilement des artistes.
De la même façon, il existe des magazines chrétiens qui s’adressent plus particulièrement aux jeunes, et notamment You Mag’ (www.youmagazine.net pour s’abonner). You Mag’ a trois buts : 1/ intéresser les lointains (attirer ceux qui ne connaissent pas la foi), 2/ réchauffer les tièdes (réveiller ceux qui se disent chrétiens, mais n’en font rien) 3/ pousser à la sainteté ceux qui sont déjà en route. Tout ça avec une pincée d’humour et dans un format ‘jeune’ (J) tout en restant radicalement fidèle à la foi chrétienne. Il s’agissait à l’origine d’un projet américain, qui s’est exporté à travers différents pays d’Europe. Le magazine réunit dans chaque pays plusieurs jeunes qui vivent une vie communautaire et sacramentelle en réalisant le magazine.
Avec une telle abondance de moyens, il serait dommage de ne pas s’offrir le luxe d’évangéliser !
David Hockley
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6 octobre 2009 2009 par
Pour vivre, notre corps a besoin d’air, de chaleur, d’eau et de nourriture. Pour vivre en tant que chrétiens, nous avons les même besoins.
Jérémie, 18 ans - Par David Hockley
• L’air : c’est le souffle de l’Esprit Saint, qui nous donne la force d’être chrétiens, d’être debout. Premier truc pour tenir : Demander tous les jours l’aide de l’Esprit Saint pour tenir bon. Avec un peu de louange en prime, ça ne fait pas de mal.
• La chaleur : une braise retirée du foyer s’éteint. La foi chrétienne est faite pour être vécue avec d’autres. Nous avons besoin de partager notre flamme, afin d’être ravivé en retour. Deuxième truc pour tenir : chercher d’autres chrétiens brûlants pour Dieu avec qui vivre ta foi.
• L’eau : c’est le baptême par lequel nous devenons fils adoptifs du Père. Comment cette eau m’aide-t-elle à durer aujourd’hui ? Notre baptême est un grand oui à Dieu, et nous avons besoin de continuer à dire oui, à choisir Dieu chaque jour. Troisième truc : chaque jour dire à Dieu, « Je veux vivre cette journée pour toi ». Et lui remettre les “non” que tu lui a opposé, notamment grâce à la confession qui te replonge dans l’eau de ton baptême.
• Notre nourriture, c’est le pain de l’eucharistie qui nous donne des forces pour la route. Quatrième truc pour tenir : manger régulièrement le pain du ciel. En avoir faim. Sans quoi, tu dépéris.
• Sais-tu qu’une lettre d’amour t’attend ? La Bible est la lettre d’amour de Dieu pour toi. Notre nourriture, c’est aussi le pain de la parole de Dieu. Ce n’est pas facile de savoir par où commencer. Alors voici un cinquième truc pour tenir : t’abonner à un site qui envoie par email une méditation sur la lecture du jour (par exemple : www.levangileauquotidien.org). Et t’en servir pour prier la Parole de Dieu.
• Pour finir en beauté (littéralement), une newsletter propose chaque jour une méditation ou un témoignage au sujet la Vierge : "Une Minute avec Marie", disponible via le site : www.mariedenazareth.com
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5 novembre 2009 2009 par
Les détracteurs de la religion chrétienne l’accusent souvent d’être morne, triste ou rabat-joie.... C’est oublier que Jésus a commencé ses miracles en fournissant du bon vin à une fête de mariage où les convives étaient probablement déjà “bourrés” pour ne plus être en mesure de faire la différence entre un Château-Latour et une piquette premier prix.
Question de Gaël, 15 ans.
Difficile, donc, d’affirmer que l’Église refuse l’alcool ou la fête. Dans ce cas, pourquoi rester sobre ? Parce qu’une chose qui peut être bonne consommée avec modération sera toujours mauvaise dans l’excès.
L’alcool en particulier met à mal notre mécanisme de défense contre les comportements débiles. En d’autres termes : il désinhibe. Il nous prive de ce garde-fou qui nous permet d’être nous mêmes, d’être debout (au sens propre comme au sens figuré ). Et de ce fait l’alcool (en excès) nous prive de notre liberté, de ce qui nous différencie de l’animal, de ce qui fait de nous des humains.
Alors comment faire pour refuser le verre de trop ?
Si la pression est telle que vous ne pouvez pas refuser… La Bible utilise une image forte pour décrire une telle situation : « Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le au loin. » Sans aller jusque-là, si ta fête requiert le passage par la case “bourré”, peut-être faut-il tout simplement te trouver d’autres fêtes ?
Mais de vrais amis ne t’aimeront pas moins si tu n’es pas grisé. Et il n’est pas besoin d’avoir consommé de l’alcool pour s’amuser et pour se faire remarquer. Même en compagnie d’autres qui sont “bourrés”.
Au contraire, l’anticonformisme a quelque chose de fascinant, si vous voulez qu’on vous remarque, qu’on s’intéresse à vous, ça peut être plus intelligent de se démarquer que de se fondre dans la masse. Dire non quand tout le monde dit oui : ça demande d’avoir le courage de ses convictions – et la force de l’Esprit Saint pour s’y tenir.
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1er décembre 2009 2009 par
"J’ai 8 ans, je suis la marraine d’un séminariste qui a 21 ans, et je prie pour lui tous les jours !", annonce fièrement Sophie qui a rejoint Mission Thérésienne il y a peu de temps.
Créée il y a 34 ans par le père Bruno Thévenin, l’association Mission Thérésienne invite les enfants de 3 à 15 ans à parrainer un séminariste, un prêtre, un religieux ou un jeune qui pense au sacerdoce en priant chaque jour pour lui. Son but : la sanctification des prêtres et des enfants.
« Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus est la source et l’âme de notre œuvre, explique Thierry Schmitz, président. Elle est entrée au Carmel afin de prier pour les prêtres. Mais le saint Curé d’Ars est aussi notre guide : “Tu m’as montré le chemin d’Ars, je te montrerai le chemin du ciel.” Cette rencontre constitue pour nous le signe même de l’aide mutuelle existant mystérieusement entre le prêtre et l’enfant. »
Aujourd’hui plus de 6 500 prêtres et religieux sont personnellement confiés à la prière des enfants. Concrètement, ils se réunissent environ deux fois par mois en petite équipe, par tranche âge, pour un temps de catéchisme et de prière pour les vocations. De plus, ils s’engagent à réciter chaque jour une prière à Notre-Dame du Sacerdoce, et à prier, par exemple, l’office des Heures à l’imitation des prêtres. « Des garçons de 15 ans qui n’avaient plus envie d’aller à la messe ont maintenu jusqu’au bout la pratique dominicale à cause de leur filleul, prêtre ou religieux », confie le père Bruno Thévenin, son fondateur. Quatre revues (Petit Berger, Cinq Pains Deux Poissons, Vianney, Mission Thérésienne) adaptées aux différentes tranches d’âge, soutiennent les enfants dans leur engagement et aident les familles à leur transmettre la foi. Certains adultes se lancent eux aussi dans l’aventure. « Depuis quelques années, mon épouse portait dans la prière un jeune séminariste, témoigne Thierry. Un soir, il est venu dîner à la maison. Nos enfants réalisèrent que ce Guillaume pour lequel la famille priait chaque soir était bien là ! Et quelle émotion pour lui ! »
Reconnue par l’évêque de Bayeux-Lisieux en 1992, Mission Thérésienne s’étend aujourd’hui dans plus de vingt pays, de la Belgique à la Chine, de la Pologne aux États-Unis, en passant par le Mexique ou l’Angola.
Claire Villemain
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Infos : www.mission-theresienne.org 32 rue Jean de la Fontaine - 75016 Paris - 01 40 50 96 44.
20 janvier 2010 par
"Bonjour, je me sens inquiète pour l’avenir de notre planète. Est-ce que j’y peux quelque chose ?" Blandine, 14 ans.
Il paraît que la planète est en danger. Que c’est à nous de la sauver. Qu’entre le trou d’ozone et le réchauffement climatique, nos enfants vont griller… Quel est notre rôle à jouer là-dedans ? Quelle attitude tenir ? Est-ce que catho rime avec écolo ? Que devons-nous faire ?
La première chose à faire, c’est de ne pas paniquer. Parce que sinon on respire trop vite et ça produit trop de CO2. Pas bon ça. Mais surtout parce que Jésus nous demande d’avoir confiance.
En deuxième lieu, il faut bien se rendre compte qu’au commencement, Dieu nous a confié la terre et ses ressources pour que nous les gérions (cf. Catéchisme de l’Église catholique, n° 2402). Il en va donc de notre responsabilité de chrétien de prendre soin de cette terre qui nous a été confiée.
En effet, Dieu nous parle à travers la nature, à travers la splendeur majestueuse de la montagne ou la beauté fragile de la fleur. Le Psaume 18 dit : « Les cieux proclament la gloire de Dieu, le firmament raconte l’ouvrage de ses mains. »
Mais ce soin de l’environnement ne doit pas nous faire oublier l’essentiel. C’est louable de faire des sacrifices pour la planète : consommer bio, trier les déchets, militer contre la pollution. Mais… n’est-il pas plus important encore de veiller au bien-être d’un vieux clochard (aussi puant et grognon soit-il) que de manger des légumes bio (aussi goûteux soient-ils…) ?
Et il est peut-être au moins tout aussi important de veiller à l’écologie de nos vies et de nos cœurs qu’à celle de la planète : par exemple en luttant contre la pollution qui atteint notre propre vie, ou en triant les déchets, par exemple en éteignant la télé quand le contenu n’est pas… nourrissant (en plus, ça fera des économies d’énergie J).
C’est en mettant le Christ au centre de notre vie que nous pouvons trouver l’attitude juste dans la défense de la Création qui nous a été confiée. N’est-il pas venu l’habiter et la sanctifier par son Incarnation que nous venons de fêter ?
David Hockley
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10 février 2010 par
on ne choisit pas de la même façon à 13 ans qu’à 18 ans : les bouleversements de l’adolescence sont radicaux, nos goûts et centres d’intérêt changent. Mieux vaut donc ne pas dépasser trop vite la simple amitié.
Charles, 16 ans
Ce qui n’empêche pas d’approfondir la relation – en sortant en groupe, par exemple ou en travaillant ensemble à une œuvre humanitaire.
À l’inverse, il arrive tout de même un moment où les changements les plus importants sont faits. On a alors la maturité pour avancer de manière plus sérieuse.
Et alors on choisit. Pas encore pour toute la vie, bien sûr, mais en commençant à faire un premier pas, on construit plus qu’une amitié. Le plus facile est de construire sur une amitié existante : l’amour, celui qui dure une vie (pas juste le vertige qui vous prend à la vue de l’autre), a beaucoup en commun avec la vraie amitié. Mon conseil serait de choisir la personne avec laquelle on a l’amitié la plus vraie…
Oui, mais comment reconnaît-on une vraie amitié ?
Il y a des amitiés qui n’en sont pas : on a l’impression d’être tellement sur la même longueur d’onde qu’il n’y a pas besoin de parler pour s’entendre et se comprendre, on passe tout son temps avec l’autre et avec l’autre exclusivement (et je ne parle pas ici seulement des amitiés entre garçons et filles ).
Une vraie amitié comporte paradoxalement une certaine distance. Un recul. La conscience que l’autre n’est pas une âme sœur (au sens hollywoodien).
Pouvoir ne pas être d’accord sur tout. Avoir des goûts différents. Une ouverture aux autres. Et ainsi la possibilité (et l’occasion !) de se parler. Toutes ces choses qui sont nécessaires à une vraie relation, que ce soit de l’amitié ou de l’amour… Ce recul, cette distance, ressemble beaucoup à ce qu’on appelle la chasteté.
C’est en construisant sur une vraie amitié avec une juste distance qu’ensuite peut se construire plus que l’amitié. En gardant cette juste distance – cette chasteté en fait – tu vas trouver la liberté et le courage nécessaires pour pouvoir ensuite faire le saut dans le vide et… choisir.
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