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« Viens, suis-moi ! »
Matthieu, 9-9
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Regarde, il arrive

Imprimer cet article Ecrire à l'auteur Il est vivant ! 1er juin
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Je n’ai jamais entendu une voix céleste à haute voix… Jamais, sauf une fois.

Au sud de la France, la grotte de la Sainte-Baume contient, selon la Tradition de l’Église, des reliques de sainte Marie Madeleine.

La grotte était fermée par des blocs de pierre qui empêchaient les visites.

Travaillant pour l’évêque, je lui demandais si je pouvais monter avec deux amis vénérer Marie Madeleine. Il me permit d’y aller.

Passant outre les blocs de pierre, nous sommes arrivés à la grotte.

Là, j’ai entendu une voix de femme et ma première pensée a été de me demander ce qu’elle faisait dans cette grotte fermée. Nous avons prié pendant une demi-heure dans un silence total.

En sortant je me rendais compte qu’il n’y avait personne sauf nous.

Alors, j’ai demandé à mes deux amis, François et Michel, s’ils avaient entendu une voix.

Michel n’avait rien entendu tandis que François avait bien entendu une voix de femme sans être parvenu à comprendre ce qu’elle disait.

Je riais. Je savais bien ce qu’elle avait dit, moi, et je pensais que j’étais tombé amoureux de Marie Madeleine. Vous voulez savoir ce que j’ai entendu ? « Regarde, il arrive. »

Et c’était dit avec un petit rire coquin (giggle en anglais) de fille, comme un secret partagé à une amie.

À la Nouvelle Orléans aux États-Unis, sept ans plus tard, j’ai compris la parole et le giggle.

Là, devant des foules de pauvres venus vénérer sainte Marie Madeleine, je réalisai que Dieu avait permis qu’elle sache que Richard la porterait partout aux États-Unis.

Et là, par la vénération de cette sainte, beaucoup ont aimé à nouveau l’Église.

Je prie, j’évangélise, parfois sans grands résultats. Puis, je me transforme en « chauffeur d’un os » et les multitudes viennent au Christ. C’est ça, la sainteté. Chacun fait sa part dans l’évangélisation.

Merci à François qui a fabriqué le nouveau reliquaire. Et vous… eh oui, regardez, il arrive.

RICHARD BORGMAN Auteur d’Une vie conduite par la Miséricorde, (Éd. de l’Emmanuel)




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