Selon un récent sondage IFOP1, 83 % des Françaises estiment que l’avortement a des conséquences psychologiques graves. Et près de 2/3 d’entre elles souhaitent que la société aide davantage les femmes à éviter d’y recourir. En contrepoint du slogan du Planning familial, « Un droit, mon choix, notre liberté », elles expriment le besoin de ne pas être abandonnées quand survient une grossesse. Les femmes se retrouvent souvent très seules face à la décision de la poursuivre ou de l’interrompre. Dans ce numéro, nous sommes allés à la rencontre de ces femmes.
Ce sondage IFOP-ADV révèle néanmoins une immense ambiguïté : alors même qu’elles estiment que l’avortement laisse des traces psychologiques difficiles à supporter, 85 % des Françaises sont favorables au droit à l’avortement. Tout en étant attachées à la possibilité d’avorter, elles semblent donc dire que ce qu’elles portent en elles n’est pas qu’un simple amas de cellules.
La société cherche à déculpabiliser les femmes en leur assurant qu’en avortant, elles ont fait le bon choix. Cette banalisation a posé une chape de plomb sur la question de la nature de l’embryon, car affirmer qu’il s’agit d’un enfant risquerait d’aggraver la souffrance des femmes. Mais ce tabou leur a aussi fermé l’accès à un espace d’écoute dont elles ont tant besoin. Pourtant leur souffrance mérite d’être entendue, il s’agit même d’un droit.
Des chrétiens agissent en étant proches d’elles et en osant leur parler avec amour et en vérité. Sans jamais juger les personnes, l’Église annonce que la vie est tou- jours une bonne nouvelle. La mort et la résurrection du Christ nous invitent, même dans les situations les plus dramatiques, à laisser une chance à la vie !
LOUIS-ÉTIENNE DE LABARTHE, RÉDACTEUR EN CHEF
1. Sondage réalisé pour l’Alliance pour les droits de la vie (ADV).

























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