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Jeunesse 2000 : Le Christ en mode “non-stop”

Il y en a ici pour tous les looks et pour tous les goûts. Ce samedi matin, côte à côte dans la chapelle Notre-Dame-du-Lys dans le 15e arrondissement de Paris, il y a des jeunes qui sautent de joie en louant, et d’autres qui croisent ostensiblement les bras...

Imprimer cet article Ecrire à l'auteur Il est vivant ! 1er juin
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Il y a ceux qui ferment les yeux, abîmés en prière et ceux qui rient, qui chantent, qui ne tiennent plus en place. Et pourtant, rien ne semble gêner ni les uns, ni les autres. Ce joyeux mélange des genres semble naturel à chacun. C’est en suivant leurs regards que l’on comprend d’où vient leur unité : Jésus, exposé à leurs yeux, et ce pendant 48 heures. Deux jours entiers où tout se passera dans la présence réelle de Dieu. Deux jours où le Christ est à l’oeuvre.

Des jeunes pour les jeunes

Tout commence en 1989, dans le coeur d’un jeune britannique de 20 ans. On est aux JMJ de Saint-Jacques-de-Compostelle. Pendant un temps d’adoration, il entend l’appel de Jean Paul II retentir comme une évidence en lui : « Voici que naît pour vous une mission spéciale :

Vous, les jeunes, vous êtes les premiers apôtres et évangélisateurs du monde de la jeunesse. » L’idée est lancée : évangéliser les jeunes par les jeunes eux-mêmes, à travers des week-ends eucharistiques.

Le nom de “Jeunesse 2000” est donné, parce que la jeunesse catholique commençait alors à vivre un immense renouveau, dans le courant des JMJ, et que l’an 2000 symbolisait l’avenir et l’espérance. Onze ans plus tard, en 2001, Jeunesse 2000 débarque en France.

À l’invitation de deux groupes de prières (Abba et Resucito), le premier week-end rassemble 400 jeunes, à Antony, dans les Hauts-de-Seine, autour des Franciscains du Bronx.

Depuis, treize diocèses ont accueilli et continuent d’accueillir tous les ans des week-ends.

Chaque temps fort est organisé par une équipe locale composée de jeunes du diocèse qui accueille.

Chacun amène son réseau, son style, sa couleur. Le résultat est plutôt réussi. Aumôneries, groupes scouts, assemblées de prière, associations et mouvements de jeunes se rassemblent au pied de Jésus, présent pendant 48 heures. Ils n’attendent qu’une chose : le rencontrer.

Du côté des enseignements donnés, les thèmes sont classiques mais le discours direct : « Pour vous, qui est Jésus ? » Le père Pottez, curé parisien venu célébrer la messe du samedi, est profondément marqué par le désir des jeunes : « Je ressens chez eux une très grande sensibilité et une très grande attente. Mais cette sensibilité a besoin d’être structurée. C’est facile de vibrer pendant un week-end, après il faut durer. Et Jeunesse 2000 semble répondre à cette attente. » À la fin de chaque week-end, les jeunes repartent avec une liste de lieux où ancrer leur vie de foi dans la fidélité.

Le but : que celui qui est venu seul ne reparte pas seul ; que celui qui a rencontré Dieu se mette à son service. Damien Coutansais, jeune père de famille nantais et responsable de Jeunesse 2000 pour la France, en est convaincu :

« L’important est que le plus de jeunes reviennent dans l’Église et s’y engagent. Si tout le monde mettait son talent au service de Dieu, on pourrait amener beaucoup plus de jeunes à Dieu. »

Une rencontre en Jésus hostie

Il est 14 heures, l’heure du chapelet international. Les dizaines s’égrènent en hébreu, en espagnol, en flamand…

Il témoigne de la dimension d’Église universelle, très forte chez Jeunesse 2000.

« Tout déposer en Marie, devant Jésus, c’est faire un acte d’union à Dieu très fort, affirme Loïcia, 19 ans, étudiante en droit, c’est la prendre comme garante de tout ce que nous allons recevoir ce week-end, pour que l’on puisse durer. » Puis les témoignages s’enchaînent, laissant la place aux enseignements, aux temps de louange et aux groupes de partage.

Au fur et à mesure du week-end, on sent bien qu’il se passe quelque chose. Pendant les pauses, si l’ambiance est légère et enthousiaste, les échanges se font plus profonds.

Luce a 25 ans. Jeune mariée, elle et son mari n’ont pas trop d’attaches dans la vie ecclésiale locale. Ils ont décidé de venir sur l’invitation d’une amie.

Résultat : elle anime un groupe de partage. « J’ai eu une semaine très fatigante et je n’avais plus trop la force de venir. Je redoutais beaucoup de choses, en particulier d’être trop décalée. En fait, les enseignements m’ont fait beaucoup de bien. Ce qui me frappe, c’est qu’il y a ici une vraie dimension d’Église, très simple, très profonde, alors qu’on ne se connaît pas. »

La veillée du samedi sera déterminante pour beaucoup. Le Saint Sacrement passe et se penche sur chacun. La rencontre se fait là aussi, quand le jeune plante son regard dans l’hostie, Jésus présent, toute miséricorde. Logique donc, cette file aux confessions. Logiques, ces conversions. Encourageant, en tout cas, cette génération qui se lève et qui se met au service de Dieu par son Église




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