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Denis, "Bon à tout" pour Dieu

Chef d’entreprise, Denis a beaucoup souffert dans son enfance. Humiliations, carences affectives, échec scolaire aboutissent à la conclusion cinglante d’un psychiatre à sa mère : "Votre fils sera un bon à rien"

Imprimer cet article Ecrire à l'auteur Il est vivant ! 5 novembre 2009
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De mon enfance sans beaucoup d’affection et de tendresse, j’ai traîné de pénibles désordres. J’étais toujours le dernier de la classe et un psychiatre dit un jour à ma mère : "Votre fils sera un bon à rien". Plus tard, lorsque je me suis mis à mon compte, j’étais tellement mal dans ma peau que j’ai eu des pulsions suicidaires. Après vingt ans de mariage, ma femme est partie avec un autre homme. Ce fut une souffrance terrible. Cet homme-là venait déjeuner à la maison, il gérait nos placements financiers, etc. Malgré cette trahison, je suis dans la paix grâce à l’amour de Jésus. À cette période pourtant, j’allais tellement mal que j’avais toujours un point de souffrance, là, dans mon ventre. Ça a duré pendant deux ans. J’ai beaucoup prié et Jésus m’a beaucoup aidé. Mon entreprise marchait bien, ça tournait tout seul.

Quant à moi, j’ai reçu des guérisons. Un jour, à la messe, j’ai senti une force d’amour étonnante. D’un seul coup, je fus enveloppé d’une douceur indéfinissable. J’ai d’abord eu peur. Puis, constatant que je n’avais plus du tout mal au dos, j’ai fini par comprendre… Chez les parachutistes, à six jours de la quille, j’étais passé par-dessus le parachute. J’avais atterri avec tout le barda, une mitrailleuse sur le côté. Cela avait provoqué une compression des vertèbres. Depuis, la douleur était parfois si intolérable qu’il m’arrivait de rentrer jusque chez moi à quatre pattes ! Souvent un de mes salariés me relevait. C’était terrible.

Malgré cette guérison physique, je souffrais toujours beaucoup moralement. La première fois que j’ai voulu revoir mes filles, l’homme avec lequel vivait ma femme m’en a empêché. Il me provoquait en me demandant de le frapper. Humainement, sans cette guérison, je serais devenu violent. De plus, cet homme disait du mal de moi dans mon dos. Je priais pour lui tous les jours. Cela m’a protégé pour ne pas tomber dans la violence. C’est la prière qui fait tout. La prière, c’est mon bouclier.Ça a duré huit ans. Tous les problèmes de mon enfance remontaient à la surface.

Ce sont les paroles d’un ami prêtre qui m’ont libéré : « Denis, tout ça, c’est pas ta faute. » Cela m’a fortifié de façon étonnante. Maintenant, je prie tous les jours. Je me lève à 6h30 tous les matins. Je loue, je prie. Je lui dis : « Seigneur, trouve-moi à qui parler de toi comme tu veux mais pas comme je veux, où tu veux, quand tu veux. » Pourtant je n’ai reçu aucune formation pour évangéliser.

Un jour, je parlais de Jésus à un client. Il est venu près de mon bureau grand ouvert. Il m’a dit à voix haute en présence de mes collaborateurs : « Alors monsieur, on parle du Bon Dieu et on fait pas mon devis ? ! » Je me suis trouvé “tout bête” devant ma secrétaire et mon comptable. Je suis revenu un peu plus tard pour leur demander s’ils avaient entendu ce que m’avait dit ce client. Ni ma secrétaire ni mon comptable n’avaient rien entendu ! Ça m’a encouragé à continuer. Il est tellement bon, Jésus… il ne veut pas que je sois un bon à rien. Il veut m’utiliser.




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Novembre 2009 - N°265