Cette fois, Dan Brown nous fredonne une rengaine par trop usée : la science et la religion sont deux ennemis irréconciliables. La science, qui seule parvient à accomplir d’authentiques miracles, remplacera à terme la religion. Acculé, le Vatican est prêt à tout pour défendre sa position. Le procès de la science par l’Église aurait commencé avec celui de ce pauvre Galilée en avril 1633.
Opposer aujourd’hui ainsi science et foi paraît non seulement un peu naïf mais franchement anachronique. Les prétentions de Dan Brown ne nous rappellent que trop celles des positivistes de la fin du dix-neuvième siècle.
Le double anniversaire de la naissance de Darwin (il y a deux cents ans) et de la publication de son fameux L’origine des espèces (il y a cent cinquante ans), ouvrage qu’on a souvent cité à l’appui de l’antagonisme entre science et foi, est l’occasion de rappeler qu’il faut toujours bien distinguer les domaines de compétence spécifique de chacun, sans tenter des incursions malvenues qui risqueraient de nous faire sombrer dans le fondamentalisme, qu’il soit scientifique ou religieux. Pour reprendre le mot de Galilée : « L’intention du Saint-Esprit est de nous enseigner comment on va au Ciel et non comment va le ciel. »


























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